Comment changer ses habitudes quand on déteste se sentir obligée à faire quoi que ce soit

Si tu as une nature indisciplinée, comme moi, il est fort probable que les valeurs que tu défendes le plus ardemment soient la liberté (pouvoir faire ce que tu veux) et l’authenticité (être vraie envers toi-même, en accord avec ton identité).

Seulement voilà, quand il est question de mettre en place une habitude (routine du matin, faire plus d’exercice, manger mieux, méditer, créer tous les jours,…) ou de quitter une mauvaise habitude (procrastiner, mal manger, fumer,…), ces mêmes valeurs, au demeurant très nobles, font tourner en bourrique ta volonté et t’empêchent de parvenir à tes fins.

Ce qu’il se passe dans ta tête

Tu détestes te sentir forcée à quoi que ce soit parce que ça te donne le sentiment de perdre ta liberté et trahir tes valeurs personnelles. Même s’il s’agit de faire quelque chose qui te fait envie, dès lorsque cela devient requis (que ce soit par d’autres ou même par toi), le plaisir qui y était lié s’évanouit. Constater ça et ne rien pouvoir y faire te rend dingue.

C’est une source de frustration terrible car tu peines à mettre en place ce que tu souhaites vraiment, dès lors que cela exige de toi un engagement régulier. Parce que tu préfères faire les choses quand et comme tu le sens. Résultat, malgré toutes tes capacités et le fait que tu sois sincèrement convaincue de vouloir le faire, tu ne parviens que rarement à produire des changements de fond.

Au plus fort de cette tendance, ton entourage est saoulé par ton esprit de perpétuelle contradiction et te trouve bornée, excessive, immature, voire extrémiste. Certains te pensent condamnée à l’échec et la solitude car ils te jugent trop individualiste et idéaliste, jamais prête à la moindre concession. Toi, tu voudrais hurler à l’injustice et à l’incompréhension car, vraiment, tu n’as pas demandé à être aussi sauvage, c’est ta nature qui est ainsi.

Tu conserves des comportements mauvais pour toi parce que tu détestes avoir l’impression de devoir obéir aux injonctions d’une autorité (la science, la santé, l’école, le monde de l’entreprenariat, la société,…), ou avoir le sentiment d’être une bonne petite brebis qui fait les choses comme il faut, comme tout le monde. À choisir, même si ça te pique un peu de l’avouer, mieux vaut un comportement auto-destructeur qui t’es propre et où tu te reconnais que de te plier aux attentes/exigences de gens qui t’imposent leur vision du monde et pensent savoir mieux que toi ce qui est bon pour toi.

Ce que tu as essayé

Ce n’est pourtant pas faute d’avoir testé toutes les stratégies à succès pour mettre en place de nouvelles habitudes ou en virer d’anciennes. Rien n’y fait, ce qui fonctionne pour les autres ne fonctionne pas pour toi. Même quand tu parviens à tenir bon quelques semaines en pliant ta nature à ta volonté, tu finis par laisser tomber et retomber dans tes anciens schémas.

À la longue, l’érosion de ta confiance en toi commence sérieusement à influer sur ta capacité à produire, créer, manifester quoi que ce soit, et tu te sens paralysée. Ça te fait rager parce qu’au fond, tu sais que tu as beaucoup de choses à dire et que cela pourrait bénéficier à plein de gens. Il te manque juste ce petit déclic interne pour dépasser cet auto-sabotage et pouvoir enfin prendre ta place.

Tu te reconnais là-dedans ? Well, girl friend, this is YOUR DAY. Listen carefully.

Où se trouve le véritable point de tension

Ton soucis ne vient pas de ta capacité à produire ou mettre en place quoi que ce soit (ce n’est jamais le problème, il n’y a pas des gens qui naissent avec cette capacité et d’autres pas, c’est un mythe ça), mais de comment est-ce que tu réagis aux attentes, qu’il s’agisse des tiennes ou de celles des autres.

Si tu as une nature rebelle, le meilleur moyen de l’inviter à suivre tes envies, c’est de lui présenter les choses de telle manière qu’il lui semble avoir toujours le choix, afin de respecter sa valeur principale : la liberté.

Je vais te présenter un exemple concret avant de te parler des deux autres critères à prendre en compte.

Cas particulier – Arrêter de fumer gratuitement, sans patch et sans hypnose

Quelques jours avant le 10 septembre, date où j’avais décidé d’arrêter de fumer, j’ai commencé à faire le point sur mon comportement et mes deux tentatives passées pour arrêter. Ayant fumé près de 12 ans, j’avais ancré bien profondément cette habitude ainsi que mon sentiment d’impuissance vis-à-vis d’elle. Mais je savais aussi que le secret d’un arrêt définitif, dans mon cas, ne passerait pas par ma capacité à pouvoir me contrôler suffisamment pour m’en passer. Il me fallait trouver un autre chemin.

Au fil de mes journées d’observation de mon comportement présent et passé, j’ai pris conscience d’une chose : ce qui rendait l’arrêt insurmontablement pénible à mes yeux, c’était de me sentir obligée de ne plus jamais retoucher une clope de ma vie. Ce qui est interdit étant pour moi attirant, il y avait là un paradoxe qui augmentait considérablement mon désir de fumer… Aussi, chaque fois que le manque se manifestait, je songeais à la perspective d’être contrainte toute ma vie par cet engagement, et c’était le pire enfer que je puisse imaginer, fut-il bon pour ma santé. D’un « non » ponctuel tout à fait gérable, je me projetais sur l’infinité de non (et les efforts liés) qui allaient devoir suivre, et cela me décourageait d’avance.

Pourtant il y a quelques années, j’avais été capable de mettre en place de nouvelles habitudes bonnes pour ma santé et pour l’environnement à peu près mille fois plus contraignantes que ça, en me lançant dans un défi Zéro Déchet pendant un an. Cet engagement avait exigé de moi que je passe un temps fou à chercher des renseignements, que j’apprenne de nouvelles compétences, que je libère du temps dans mon quotidien pour faire de nouvelles choses que je ne faisais pas avant et pour lesquelles je n’avais pas d’enthousiasme particulier, et enfin, que je complique temporairement mes habitudes de consommation. De quoi démotiver les trois quarts des gens. Pas moi. Au contraire, j’avais une énergie et une détermination de fer pour tenir ça. Et ce que la plupart auraient trouvé chiant, moi je trouvais ça fun et stimulant.

Alors, pourquoi étais-je capable de mettre tout ça en place et pas de simplement arrêter de fumer ? Qu’est-ce qui différenciait ces deux situations pour moi ? Une chose m’a alors sauté aux yeux : au delà du facteur éthique, Le Zéro Déchet, c’est socialement perçu comme difficile, et peu de personnes le font. En réalisant ça, j’ai pu soudain reconnecter à des tas d’autres expériences passées, qui répondaient aux mêmes critères : toutes, sans exception, étaient celles où j’avais su persévérer et atteindre mes objectifs. Or, concernant la cigarette, je considérais le fait d’arrêter comme quelque chose de faisable, naturel, facile pour la plupart des gens. Inné même. C’était un effort socialement invisible et je ne le reliais pas à l’expression d’une quelconque valeur personnelle. Par conséquent, je n’avais aucune réelle motivation à arrêter.

Pourquoi je ne le voyais pas

Si je n’ai pas vu ces points communs plus tôt au sein de mes projets réussis, c’est parce que je pensais être « au-dessus de ça ». Parce que mon ego me disait « mais enfin, tu es plus complexe que ça, tu ne fais pas ça pour nourrir ta fierté mal placée et faire ton intéressante en te démarquant des autres. C’est immature, ça. Toi tu le fais pour l’écologie, pour changer le monde, pour éveiller les consciences, pour… » Ben si en fait. Je le fais AUSSI pour nourrir ma fierté. Sans ça, je n’aurais pas le carburant nécessaire pour faire tout le reste.

Parce que ça me rend fière et me stimule personnellement de relever des défis et ne pas faire ce que tout le monde est capable de faire. C’est ainsi que je contribue au monde, en montrant aux autres que d’autres voies sont possibles. En les explorant à ma manière et en les rendant ensuite plus praticables et fun pour les autres. Chaque fois qu’on ne m’a pas cru capable de faire quelque chose, qu’on m’a dit que c’était impossible, ou qu’on a essayé de m’en empêcher, ça a décuplé ma volonté à y parvenir.

L’inverse, malheureusement, est aussi vrai ; dès lors que des gens (ou moi-même !) attendent de moi une chose comme si elle allait de soi, je perds tout désir de la réaliser. Cette tendance m’a valut de gros problèmes tout au long de ma scolarité, où je rendais fous les profs dans les matières qui me passionnaient le plus. J’étais typiquement l’élève qui avait les capacités mais s’auto-sabotait d’une si étrange manière que personne ne voyait comment l’aider. Et c’est au moment où on lâchait l’affaire me concernant que, libre de toute pression, je retrouvais ma capacité naturelle à produire, à créer. Avec une nature pareille, on ne s’étonnera pas que j’ai fini par m’intéresser au coaching et au développement personnel, pour comprendre ce qui motivait les gens à agir ou ne rien faire. Cette question me taraudait légèrement…

C’est que, pendant de nombreuses années, le plus grand tour que m’ai joué mon ego, ça a été de me faire croire que je faisais les choses uniquement par humanisme. Par dévouement, conscience collective et humilité. Que ma fierté était un défaut passager, une tare de mon ego que je devais apprendre à étouffer et qu’elle disparaitrait naturellement quand j’aurai trouvé ce que je voulais faire de ma vie, parce que je me sentirais enfin équilibrée. La bonne blague.

Reconnecter avec ma fierté m’a permis de retrouver ma puissance personnelle, et de libérer enfin l’énergie nécessaire pour prendre ma place et m’engager durablement dans le monde. Avant cela, j’étais tout simplement incapable de générer le moindre centime.

NB : celles qui renient leur individualité de la sorte, errent totalement en dehors de la réalité. C’est celles que j’appelle les spirituelo-perchées (et oui, j’en ai fait partie il y a quelques années, pourquoi crois-tu que je les connais aussi bien !). Il leur faut revenir à elles-même d’urgence, sans quoi elles ne pourront jamais offrir au monde leurs capacités.

Comment je me suis libérée de tout ça

En n’assumant qu’à moitié ce qui me rendait fière, j’étouffais à moitié l’énergie de jouissance qui y était reliée. Je n’osais donc prendre ma place qu’à moitié, m’exprimer qu’à moitié, vendre mes services qu’à moitié, et me sentir épanouie qu’à moitié.

Forte de ce constat, j’ai depuis noté une phrase accrochée à mon mur, pour ne plus dériver à contre-sens de ma nature, à cause des jugements moraux que l’on m’a inculqué :

Il n’y a rien à corriger, il y a juste à aimer.

Accepte ta nature comme elle est, sans la juger et, en la délivrant chaque jour un peu plus de ses entraves, elle déploiera de plus en plus son potentiel.

En résumé, les natures rebelles sont capables de faire à peu près n’importe quoi, relever n’importe quel défi, mettre en place n’importe quelle habitude à partir du moment où cela :

  • Répond à leur besoin de liberté (je choisis de faire cela à chaque instant parce que j’en ai envie, personne ne me l’a imposé, pas même moi)
  • Leur permet d’exprimer qui elles sont (besoin d’authenticité, de se démarquer des autres, « je suis unique, ce qui me convient l’est aussi, je vais donc créer MA réponse personnalisée à MA situation »)
  • Fait sens à leurs yeux (besoin de clarté, de comprendre profondément pourquoi elles font ce qu’elles font)

Lorsque j’ai pris conscience de ça, quelque part après mes dix premiers jours d’arrêt de la cigarette, être non-fumeuse est soudain devenu d’une facilité déconcertante. Je n’y pense quasiment plus aujourd’hui, sinon comme un souvenir lointain. Sans m’en être rendue compte, parmi toutes les stratégies que j’avais mises en place (en me disant « il y en a bien une qui va fonctionner, je vais mettre toutes les chances de mon côté cette fois »), celles qui apaisaient mes envies presque instantanément étaient gratuites, ridiculement simples et répondaient aux critères ci-dessus.

[Si tu veux en savoir plus parce que toi aussi tu veux arrêter de fumer, ou que tu veux simplement avoir des exemples d’application de ces critères, je te prépare un article très prochainement là-dessus !]

En conclusion

Les natures rebelles étant réticentes aux solutions uniques, je ne sais pas si les miennes concernant l’arrêt de la clope te conviendront, mais tu as déjà dans cet article les critères sur lesquels te baser pour trouver les tiennes. Si tu as besoin d’aide pour trouver des solutions qui te sont adaptées, sache que c’est ma spécialité aujourd’hui. J’éprouve beaucoup de plaisir à échanger avec mes clientes pour les aider à trouver des réponses sur mesure à leurs problématiques.

Si cela me stimule incroyablement, c’est parce que cela répond encore aux 3 critères : en faisant ça, j’ai le sentiment d’aider chaque personne à se comprendre et s’accepter comme elle est, en lui donnant les clefs pour se libérer, pour pouvoir enfin s’exprimer et rayonner dans toute sa spécificité !

Ça te fait envie ? Contacte-moi dès maintenant pour réserver ton déblocage express ! ❤️

*

Et toi, as-tu des exemples de fois où tu as pu mettre relativement facilement en place un projet ou une habitude qui semblait difficile aux autres ? As-tu fait des choix de vie radicaux que la plupart des gens ont trouvé courageux car ils n’auraient pas osé les faire ? Y a-t-il des choses que tu penses faciles et que tu peines pourtant à mettre encore en place aujourd’hui ? Partage ton expérience dans les commentaires pour aider les autres natures rebelles à se reconnaître et trouver des solutions. Tu penses que cet article peut intéresser quelqu’un ? N’hésite pas à le lui partager 😉

13 comments

  • Aurelie

    Salut Lou, Merci pour cet article où je me reconnais beaucoup. Je savais pas qu’il y avait une rebelle sous mes airs de fille sage ! 😉 un burn-out plus tard, maintenant c’est l’envie (donc la liberté) qui me guide beaucoup mais qui des fois tarde à venir dans un sens ou dans un autre (ce que je vis en ce moment, ça paraît pas fou pourtant de faire de la propection pour développer ma boite). Par contre j’ai décidé très facilement de partir seule 3 mois en voyage, de changer de région et de boulot !

    • Lou des Steppes (author)

      Merci pour ton message Aurélie ! Ahah, il faut toujours se méfier des filles trop sages. Les premières de la classe ont souvent beaucoup plus en commun avec les dernières qu’elles ne voudraient se l’avouer, et il ne suffit parfois pas de grand chose (un burn out ? ^^) pour basculer de l’autre côté…! En tout cas : partir seule 3 mois en voyage, si ça ce n’est pas l’expression d’une nature rebelle qui cherche à reprendre ses droits ! Bravo pour ce choix courageux d’écouter ta propre voix ;)))

      Si tu es réticente à la prospection (est-ce que j’ai bien compris ? Ta formulation me met un doute), c’est peut-être parce que tu le vois comme quelque chose de forcé/obligatoire (valeur liberté – -) qui risque de te faire passer pour une vendue/commerciale/intéressée/malhonnête aux yeux des autres (ta valeur authenticité faisant remonter des croyances limitantes liées à la vente). Bien sûr, c’est pure spéculation quand je dis ça, car nous n’avons pas discuté ensemble, mais je retrouve souvent cela chez mes clientes, donc ça peut être une piste. Si ça fait écho à quelque chose chez toi mais que tu ne mets pas encore le doigt dessus, tu peux aller lire cet article que j’ai écrit il y a deux jours pour t’aider à creuser un peu dans tes propres croyances et libérer ce qui te bloque pour avancer : http://www.lou-desteppes.fr/comment-evoluer-avec-plus-de-fluidite-vers-ce-quon-veut/

  • Magali Peyroux

    Merci Lou pour ce puissant article ! Pour répondre à l’une des dernières questions de l’article, l’habitude qui pouvait sembler difficile aux autres à mettre en place et que j’ai mise en place, c’est arrêter de boire de l’alcool. Cela fait 4 ans maintenant . Non pas que j’étais alcoolique avant ! 😉
    Mais le “boire un verre” entre potes se prêtait difficilement à la tisane au tilleul. Manger végétalien aussi. D’ailleurs, je n’ai pas de mérite le premier a été avec le second. En fait, cela a été plutôt simple pour ma nature à mettre en place (et j’avoue ça me fait me sentir unique). Le plus difficile a été de vivre la répercussion sociale de cette décision. D’ailleurs, la répercussion a été radicale et cela n’a pas contribué à ma sociabilisation. L’objectif pour moi maintenant est donc de me sociabiliser en respectant mes valeurs, celles que tu as citées et que j’exprime à ma façon ! 😉
    A voir si je trouve ça rebelle et unique de me sociabiliser. Je le souhaite 🙂

    • Lou des Steppes (author)

      Merci pour ton précieux témoignage Magali ! Tu m’étonnes que de tels partis-pris aient bousculé ton équilibre relationnel..! Boisson, cigarette, alimentation, trois catégories liées de très près à la socialisation (que ce soit pour se conformer ou se démarquer, en fonction de ses valeurs et de celles de la majorité), qui font que beaucoup de gens peinent à changer leurs habitudes dans ces domaines. J’ai eu un ami qui a fait un mois sans alcool récemment (“Ocsober”) et sa solution a été de demander des bières sans alcool dans les bars où il rejoignait des amis. Demander un thé le soir dans un bar, je l’ai fait aussi, mais le patron m’a demandé si je me foutais de lui ^^ [j’ai quand même eu mon thé]

      Après je crois qu’en fonction de ce qui t’importe vraiment, tu trouves toujours des solutions. Si tu veux te socialiser ET manger végétalien ou ne pas boire, c’est possible. Que ce soit en trouvant des alternatives, en t’organisant différemment ou en demandant à tes proches de faire un effort aussi dans ton sens de temps en temps (j’ai été végétarienne trois ans et j’avais très très peu de végétariens dans mes potes ; en dehors de quelques piques/joutes verbales périodiques, signe qu’au moins tout le monde s’exprime, ça n’a jamais vraiment été un soucis). Après si tes proches ne sont absolument pas compréhensifs, well, c’est pas forcément une question de confrontation de valeurs dans ce cas, c’est peut-être juste signe qu’il est temps de changer d’entourage ahah !

      Quand on prend des décisions radicales, il y a en général des conséquences radicales qui suivent quelque part. Les natures rebelles, de par leurs avis tranchés, font rarement l’unanimité. Ca tombe bien ; c’est aussi rarement le but recherché.

      • Magali Peyroux

        L’entourage a été changé oui. Bon pour l’instant, il est très minimaliste 😉
        Et je propose plus facilement une rencontre à l’heure du thé ou lors d’une balade en nature . C’est plus simple pour moi comme ça pour le moment.
        Le reste est en work in progress ! 🙂

  • Isabelle Lyschan

    Et ce moment où tu te sens totalement décrite ? Here it is XD J’ai deux habitudes quotidiennes que j’ai « récemment » (disons dans les quatre derniers mois!) mises en place et qui me rendent assez fière de moi : le journaling (dans une semaine ça fera 100 jours !) et le yoga (approximativement 60 jours). Pour le journaling, j’avais déjà essayé mais je n’avais jamais ‘tenu’ dans la durée. En fait, j’avais internalisé tout un tas de ‘contraintes’ pour faire ça ‘comme il faut’ … genre il faut que ce soit le matin, faire des affirmations, écrire 3 pages… Et le jour où j’ai foutu toutes ces « contraintes » à la poubelle en me disant que : ça n’avait pas du tout besoin de faire 3 pages et que une s’était très bien aussi, que écrire dans mon portable le soir si j’avais la flemme d’ecrire à la main ça comptait aussi, et que si je faisais pas religieusement mes affirmations… et bien c’était pas la fin du monde non plus ! Et ça m’a donné ce qui me manquait dans cette pratique, la liberté et le fait de faire les choses à ma manière ! 🙂
    Pour le yoga… j’ai fait ultra simple : un objectif de 5min par jour après avoir découvert les vidéos YT de Adriene. Et des fois, c’est juste faire la boule sur le dos ou quelques étirements avant de dormir et c’est ok. Et d’autres jours, c’est des séances entre 10 et 60min 🙂 J’ai viré les contraintes et j’ai adapté mon objectif de manière à ce qu’il soit facile à faire, flexible et pas contraignant, pour s’adapter à n’importe quelle journée.
    [Et ceci est encore un commentaire de 3 kilomètres tout va bien!]
    Merci pour cet article Lou, ça m’a fait plaisir de te lire à nouveau !

    • Lou des Steppes (author)

      J’adore toujours tes commentaires, Isabelle 😉 Bravo d’avoir tenu si bien tes deux nouvelles habitudes ! C’est d’autant plus important d’être flexible dans notre pratique sportive qu’en fonction d’où on en est dans notre cycle féminin, on n’a pas du tout la même énergie physique ^^

      Pour ma part, en dehors de l’aspect “performance” et durée, l’aspect social dans le sport me posait problème avant. Petite, on m’avait pas mal poussé à faire des sports de compétition et la mentalité de certaines personnes m’avait passablement dégoûtée/découragée. Suite à ça, j’étais devenue hyper réticente à faire du sport accompagnée ou même en présence d’autres personnes (la piscine, mon cauchemar : pourquoi les gens s’entassent-ils ensemble en bougeant uniquement sur des lignes et en s’éclaboussant les uns les autres sans respecter leur espace ?), là où d’autres se sentiraient au contraire motivées. Le jour où j’ai commencé à m’entraîner 1. chez moi et/ou 2. à des heures de la journée où personne n’était là ou presque, j’ai retrouvé mon envie d’en faire naturellement. Et à présent j’arrive à en faire avec d’autres plus facilement (et à y prendre plaisir, comme avant). Mais parce que d’abord j’ai écouté mes besoins et, au lieu d’aller à leur encontre en me forçant parce que “c’est comme ça qu’il faut faire”, j’ai suivi leur tempo.

      J’ai remarqué aussi que les natures rebelles tendent, plus que d’autres encore (peut-être parce qu’elles écoutent plus leurs besoins), à aller vers ce qui est le plus fluide pour elles. Du coup, la stratégie de faciliter à l’avance certains choix plutôt que d’autres (par ex, préparer ses affaires de sport à l’avance, avoir son tapis de yoga déjà déroulé quelque part ou aller à une salle de sport tout près de chez soi) fonctionne particulièrement bien pour elles, parce qu’elles se sentent portées, encouragées à suivre le flow.

  • la.lalaitou

    Ex première de la classe, super mais alors super auto saboteuse et qui préfère l’échec total et l’immobilité butée voire la mort à toute injonction ou obéissance, je suis en train de muer grave et forcément ton article arrive comme une chouette synchronicité dans ma journée ! Alors oui : la fierté et la jouissance sont le super curseur ! le feu!!! et le kiff total quand tu y es reliée ! – bon du coup je suis un peu agressive en ce moment, dès qu’il y a étiquettes, cases, conclusions fermées ou “c’est trop tard” ou je ne sais quoi d’anti vivant, mais je passe à l’action en même temps et ça va s’affiner!- Bonne journée à toi et merci!!!!! perso comme phrase j’ai :” l’amour est l’énergie vitale” ça m’évite d’avoir toutes les associations qui sont collées au verbe aimer et j’arrive à reconnecter à l’energie qui me convient pour me recentrer.

    • Lou des Steppes (author)

      C’est fou comme chacune a vraiment ses mots et son histoire personnelle reliée à eux. Même pour dire la même chose au fond, il est important de le dire de deux manières différentes. C’est qui devrait encourager les gens à exprimer ce qu’ils ont à dire même s’ils ont l’impression que cela a déjà été mille fois entendu, parce que personne ne l’a encore dit avec leur voix à eux.

      L’agressivité, c’est pas forcément quelque chose de mal. C’est comme tout, ça dépend ce que tu en fais. L’énergie de la colère, en fait, te permet de prendre conscience d’où tu es positionnée. Avec quoi tu es d’accord, avec quoi tu ne l’es pas. A la base, ça servait à te défendre physiquement quand on venait marcher sur tes plates-bandes, donc ça file à ton corps l’adrénaline/l’impulsion nécessaire pour le faire. Les nanas en ont souvent en déficit et les mecs en excès. Suivre là où te mène cette énergie (en t’exprimant, créant, écrivant…) te permet généralement de comprendre ce qui fait ta spécificité. En soit, vu comme ça, c’est plutôt cool.

      Voilà pourquoi ceux qui s’enorgueillissent de ne jamais s’énerver me font, très honnêtement, pas mal flipper. Ils sont généralement complètement perchés/à côté d’eux-même et voient la colère (et la tristesse, ou toute émotion perçue comme “négative”), comme des émotions dont ils doivent se débarrasser. Résultat ils sont tous déréglés à l’intérieur, parce qu’ils comprennent pas la richesse d’information que leur corps leur envoie par ce biais-là. Une info, en soit, c’est totalement neutre. C’est ce que tu en fais ensuite qui la colore. L’énergie de la colère a certes créé beaucoup de violence et de drames historiques, mais elle a aussi donné naissance à de très bonnes choses dont nous bénéficions aujourd’hui (notamment pas mal de nos droits), en poussant les personnes qu’elle habitait à se dresser avec courage et persévérance face à ce qui ne leur convenait pas et qu’elles voulaient changer.

      So. Vu comment le curseur féminin de la colère est bas dans notre société, je pense qu’on a le droit de rééquilibrer un peu la balance en l’ouvrant à notre tour pour exprimer ce qu’on a envie de défendre et de voir changer. Avoir peur de notre colère, c’est le plus sûr moyen de la laisser nous emporter et/ou nous ronger de l’intérieur. En changeant notre regard dessus, on apprend à l’écouter et choisir de laisser s’exprimer son pendant créateur plutôt que le destructeur.

      Je veux voir plus de femmes en colère, moi ! C’est beau une femme qui se lève pour dire qu’elle en a assez et qu’à présent, les choses vont devoir changer. Ça me file des petits frissons sur les bras.

  • Fleur

    Bravo Lou pour ce bel article ! Cheminement semblable de mon côté, voilà plus d’un an que je me suis débarrassée d’un sac à dos de peurs et de pensées limitantes qui me collait à la peau depuis l’adolescence…. Et j’en arrive même à être reconnaissante de l’avoir porté si longtemps (la bonne blague du belge dans le désert qui se débarrasse de sa cabine téléphonique pour courir plus vite en cas de danger…), c’est grâce a tout ce que j’ai traversé que j’en suis la, ici et maintenant… C’est de commencer à prendre soin des autres qui m’a aidé à prendre soin de moi, et à renouer avec ma fierté d’être qui je suis, à me reconnecter à ma puissance intérieure… et depuis, c’est comme si j’avais ouvert la porte du cosmos 🙂 May the Force remain with Us !!

    • Lou des Steppes (author)

      Merci pour ton message, Fleur ! Héhé, j’ai toujours été fascinée de cette imbrication parfaitement indissociable entre nos ombres et notre lumière, entre nos peurs et nos désirs, nos gamelles et nos réussites. Comment les deux se répondent et s’alimentent en permanence, et n’existent que parce que l’autre est présent aussi. Danse harmonieuse des contraires. Et cette puissance et cette vulnérabilité qui ne s’atteignent qu’en visant leur opposé… Observer comment cela se manifeste de mille manières au quotidien m’emplie autant de gratitude et de sentiment d’être reliée que l’on peut parfois éprouver devant un paysage d’une incommensurable beauté. Il me semble que lorsqu’on commence à éprouver de la reconnaissance pour nos gamelles, c’est là que l’on commence à percevoir la beauté de cette dualité qui n’est jamais ce qu’elle semble être, qui est tout et son contraire à chaque instant, et que l’on peut s’émerveiller d’être en vie. 🙂

  • Macoin

    Oh merci Lou pour cet article qui me parle beaucoup…! Je me reconnais tellement dans ce côté rebelle… C’est d’ailleurs pour ça que j’ai quitté mon boulot salarié, même si c’était mon job de rêve, après 5 ans, pour voyager plus longtemps (je bossais 3 jours 1/2 par sem. et voyageais 2 mois/an cumulés).
    Sauf qu’à vouloir sortir des cases j’en ai recrées, des pas si alignées mais rassurantes, alors forcément ça avance pas trop, un peu… J’ai remplacé les “il faut” par “j’ai envie”, alors gooo en version pro aussi. 😕😊

    • Lou des Steppes (author)

      Merci pour ton commentaire Amélie ! Ça ne m’étonne pas que tu te sois reconnue là-dedans vu ton profil de digitale nomade écolo ! 😉
      Par curiosité, c’était quoi ces cases “pas si alignées mais rassurantes” que tu as recréés ?

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