Comment évoluer avec plus de fluidité vers ce que l’on veut ?

Automne, ma saison favorite.
Le temps est propice à l’introspection, aux changements profonds.

Cela fait un moment que je ne t’ai pas écrit. J’avais besoin de temps pour refaire un peu de ménage au sein de mes propres fondations. J’espère d’ailleurs que cet article te trouvera en bonne forme, sinon reçois tout mon soutien.

Pourquoi t’écrire aujourd’hui ? Parce qu’en déterrant une croyance limitante présente en moi, je me suis aussi rappelée une chose simple, mais que l’on oublie régulièrement lorsque nous sommes prises dans notre course à l’action :

Quand les choses n’avancent pas comme nous le souhaitons, quand nous procrastinons à faire ce qui est important pour nous ou, qu’au contraire, nous faisons des tas de choses en ce sens mais qu’aucune de nos attentes ne se produit, c’est généralement que nous avons omis de laisser partir quelque chose d’abord, afin de recevoir ce que nous voulons.

Dire oui à une chose, c’est nécessairement dire non à autre chose. C’est une simple loi d’équilibre. Tu ne peux pas à la fois dire oui à une soirée avec tes amis et rester chez toi tranquille à lire un bon bouquin. Il te faut choisir. Les croyances et valeurs dans ton cerveau, qu’elles te servent ou non, fonctionnent pareil : tu ne peux pas à la fois vouloir le confort de la sécurité et le frisson de l’inconnu. Vouloir plaire et vouloir t’en foutre. Vouloir être riche et vouloir être pauvre. Quoi ? Mais Lou je ne veux pas être pauvre, enfin ! C’est quoi ces conneries ?

On ne devrait jamais sous-estimer le pouvoir de notre inconscient à nous amener ailleurs que là où on le souhaite consciemment. Nous sommes ignorantes de la plupart de nos ombres. Si tu souhaites quelque chose, il te faut déjà reconnaître que tu es plus attachée actuellement à son opposé, et comprendre pourquoi : quel est ton intérêt à soutenir inconsciemment cette valeur plutôt que celle que tu souhaites consciemment rejoindre ? En général, ça t’a servi à survivre à un moment donné, en répondant de manière attendue à une pression extérieure (fut-elle familiale), et tu as continué d’appliquer ça inconsciemment par la suite sans trop te poser de question, jusqu’à ne plus y penser ni faire le lien.

Quelle que soit la situation dans laquelle tu te trouves, qu’elle te satisfasse ou non, tu y es parce que tu en retires quelque chose actuellement. Forcément, c’est difficile à saisir lorsque tu es dans la merde (surtout sans y adjoindre une dose de culpabilité qui te cloues sur place ; et nous sommes TRÈS bien éduqué.e.s à faire ça, en particulier les femmes), et pourtant : chaque situation présente est le reflet d’un choix, conscient ou inconscient, que tu as fait par le passé. L’absence de choix ou d’action étant, aussi, un choix et une action.

Voilà pourquoi, une fois que tu as fixé dans quelle direction est-ce que tu voulais aller, la première chose à te demander, c’est :

  • Comment est-ce que je me suis retrouvée où je suis actuellement ?
  • À quelles croyances est-ce que j’ai choisi de rester fidèle pour en arriver là aujourd’hui ?
  • À quoi est-ce que je dis non/laisse partir en choisissant d’aller par là ?
  • Ces croyances, sont elles rattachées à une voix particulière, à une personne de mon passé ?
  • Quel(s) évènement(s) m’évoquent-elles ?
  • Quel est le plus ancien souvenir jusqu’auquel je peux remonter qui y soit lié ?

À présent que tu as entre tes mains la cause qui t’a amené là où tu en es aujourd’hui, est-ce que tu choisis de :

  • Pardonner aux personnes concernées (y compris toi-même) afin de te libérer de ce poids du passé et t’autoriser à recevoir dans ta vie actuelle ce que tu souhaites
  • Continuer à t’accrocher à x sentiment drainant lié à cet évènement parce que c’est plus important pour toi actuellement (et c’est ok, auquel cas tu repars pour un tour de manège, mais cette fois plus consciemment que le précédent)

NB 1 : ce qu’on vise ici avec le pardon, c’est pas de passer pour une bonne personne (laissons ça aux spirituelo-perchés qui adorent se faire la leçon entre eux comme de bons chrétiens), mais de retirer les couches de crasse mentale qui te ralentissent dans l’atteinte de tes objectifs. C’est tout. On pardonne quand on est prêt et on pardonne pour soi, pas pour les autres. Le pardon libère l’énergie, les tensions, et te permet de passer à l’action.

NB 2 : dans le cas de trauma profond, il est évidemment conseillé de te faire accompagner pour t’aider à libérer tout ça. Demander de l’aide pour avancer plus vite/facilement plutôt que de galérer seule, c’est se montrer douce avec soi : tu n’es pas moins forte, indépendante ou que sais-je parce que tu choisis de ne pas souffrir en silence dans ton coin et de réussir uniquement par toi-même.

Chaque évolution est le résultat d’un choix avant d’être celui d’une action, fut-elle spontanée. Voilà pourquoi, lorsque je galère un peu trop à atteindre mes objectifs, que ça manque de fluidité, j’attrape mon carnet et je me mets à répondre aux questions plus haut. Et je creuse, je laisse sortir ce qui vient, qui est mûr à tomber, jusqu’à ce que je sente dans mon corps que ça a débloqué et que je peux me remettre au travail (ou sortir prendre l’air – faut pas non plus déconner, j’aime aussi profiter de la vie).

D’aussi loin que je me souvienne, de ce point de vue-là, l’écriture m’a toujours sauvé. Écrire, pour moi, part d’une nécessité intérieure, d’une urgence, même. C’est avec les mots que je creuse en moi pour y voir clair, avec eux que je m’autorise une totale transparence, dans l’intimité de mon carnet. C’est grâce à eux que je garde ma tête à l’endroit. Une fois le ménage mental fait, l’énergie libérée dans le corps, passer à l’action devient un jeu d’enfant, peu importe les obstacles qui se présentent. Chaque fois que j’ai bloqué par le passé (et que je bloque encore périodiquement), c’est parce que je n’avais pas fait ce nettoyage avant. Le ménage en soi, c’est comme celui à la maison : il ne se fait pas qu’une fois par an, mais régulièrement. Plus nous prenons l’habitude d’être conscients de ce qui se passe en nous, et de prendre soin de cet espace créateur de notre réalité, et plus nos désirs se mettent en place facilement.

*

Et toi, quel domaine actuel de ta vie souhaiterais-tu faire avancer et qui pourrait nécessiter de faire partir quelque chose en premier pour le fluidifier ? Te souviens-tu de la dernière fois où tu as laissé partir quelque chose et où les choses se sont accélérées pour toi ensuite ? Raconte-le moi dans les commentaires. Tu penses que cet article peut intéresser quelqu’un ? N’hésite pas à le lui partager 😉