Déposer les armes, la quête de la guerrière

En permanence, je ressens en moi deux pôles très puissants. La guerrière et la sorcière. Mon énergie masculine et mon énergie féminine. La guerrière est une exploratrice, une aventurière. Elle est fière, moralement incorruptible, capable de grands changements. Je ne l’honore pas toujours comme il faudrait. J’ai choisi de vous parler d’elle aujourd’hui, car je crois que nous avons tous en nous cette énergie, l’archétype de la guerrière. Chacune à des degrés différents. Et je voudrais partager avec vous ses forces et faiblesses.

La guerrière connaît régulièrement la peur dans son bas-ventre, mais elle sait distinguer celle qui la prévient du danger et celle qui la limite. Son corps sait et elle écoute les signaux qu’il lui envoie. La peur qui la protège envoie de fortes décharges pour qu’elle réagisse, qu’elle puisse faire face ou fuir. Celle qui la restreint diminue sa puissance, la décentre de ses désirs, l’effraie pour ne pas qu’elle bouge. Comme un animal pris au piège.

La guerrière fait la différence entre le mouvement salvateur et la paralysie et elle agit en fonction. Parfois, les deux types de peurs surviennent en même temps et elle ne sait plus quoi faire. Elle ferme alors les yeux et écoute son cœur. Elle interroge son désir, elle écoute sa souffrance, sans chercher à la fuir. Et parce qu’elle se regarde en face, le message se clarifie. Elle sait ce qu’elle doit faire, elle le sait dans ses tripes. Reste alors l’étape la plus difficile, qui demande du courage et un brin de folie : prendre une décision.

Le bon choix n’est pas nécessairement le plus brave en apparence, la guerrière sait cela. Parfois, le bon choix est celui de reculer et prendre un moment pour panser ses blessures, revoir ses plans et récupérer son énergie. La guerrière est à l’écoute d’elle-même autant que de son environnement. Elle sonde ses besoins à chaque instant pour ne pas agir de manière précipitée. Et si vraiment elle hésite, elle attend.

Le temps travaille pour elle et certaines décisions ont besoin de mûrir dans le ventre des femmes avant de naître. Lorsque pareille situation se présente, la guerrière fait le point, car c’est qu’une autre décision a besoin d’être prise avant celle-ci.

Parfois, la guerrière se cherche un combat glorieux pour en fuir un autre. Pour distraire son esprit et se rassurer sur ses qualités de combattante. Mais des années d’expérience lui ont appris une chose : si son esprit n’est pas pleinement engagé dans le combat qu’elle entreprend, c’est qu’elle se trompe de combat. Lorsque sur son chemin, elle s’est engagée dans une grande bataille, il arrive qu’elle néglige les petits combats. Elle pense qu’ils n’importent pas au regard de la cause qu’elle défend, qu’elle doit restée focalisée sur la grande image pour ne pas perdre de temps. Cela peut être vrai, mais pas toujours. Il y a des combats qui, en les menant, font faire à la guerrière de grands pas. Elle réalise en fait que ce détour lui a fait gagner beaucoup de temps. Comment alors, faire la différence entre ceux qui valent la peine et les autres ? La guerrière écoute son cœur, encore.

Si elle mène ce combat pour quelqu’un d’autre qu’elle-même, ou pour prouver quelque chose, ce n’est pas son combat. Si elle fait durer ce combat par orgueil, alors qu’elle a déjà fait tout ce qui était en son pouvoir pour le gagner, alors elle risque de le perdre. Savoir quand arrêter de se battre est différent d’abandonner. C’est faire preuve de sagesse.

La guerrière tire sa force de sa connaissance d’elle-même. C’est parce qu’elle reconnait sa vulnérabilité qu’elle sait quand exprimer ses besoins, quand poser ses limites, quand sortir son épée et quand quitter le combat. Bien que son courage inspire les autres, elle sait aussi que sans eux elle ne serait rien. Quand elle se sent épuisée par la lutte, prise aux serres du doutes, elle range son épée et va retrouver ses compagnons. Elle célèbre ses succès et ses leçons avec eux, car une expérience sans partage n’est pas complète.

Parfois, elle s’inquiète un peu trop de ce que son entourage pense d’elle, elle a peur d’être jugée pour ce qu’elle a fait ou pas fait. Elle prend des conseils de personnes qui n’ont pas connu ce dont elle parle. Elle accepte un amour ou un désir qui répondent juste à un manque, parce qu’ils font écho aux siens et qu’elle n’a pas la force de le rejeter à cet instant. Pourtant, elle sait qu’elle ne sera pas comblée, mais c’est à sa portée et fatiguée de se battre constamment, il lui arrive d’accueillir la facilité par envie de réconfort. Il n’y a rien de mal à ce choix, mais parce qu’elle est consciente d’elle-même, elle sait que cette décision ne peut la satisfaire durablement, ni la faire grandir.

Parce qu’elle connait déjà cette expérience et la répète, le risque est de ne faire que creuser davantage le vide en elle, qui la laissera plus faible encore qu’avant. Mais peut-être a-t-elle besoin de vivre cela une autre fois pour comprendre une chose qu’elle n’avait pas saisi la fois d’avant. Ou pour en tirer plus de détermination pour la suite. Faire un choix en conscience, qu’il s’agisse ou non de répéter une expérience, c’est en assumer toutes les conséquences. Être conscient, c’est voir clairement le cadre de l’expérience que l’on choisit de vivre, de façon à ne pas se perdre dedans.

La guerrière sait que pour attirer à elle l’amour qu’elle mérite, elle doit déposer les armes. Se mettre à nu, abandonner tout ce qu’elle croit savoir, faire preuve de foi et exprimer sa vulnérabilité. Mais parce qu’elle est une guerrière, cela constitue pour elle une véritable épreuve. Parce que les autres la voient comme quelqu’un de forte, d’indépendante, elle craint souvent d’être blessée ou moquée en montrant sa fragilité. En dévoilant ses peurs et ses manques. Par le passé, elle a donné accès aux mauvaises personnes et elle a peur de souffrir à nouveau. Elle protège l’enfant et la femme qui sont en elle.

Si la guerrière est capable de grandes choses, à grande échelle, l’intimité est probablement sa plus grande bataille. Celle qu’elle doit mener en elle-même. Parce qu’elle a l’habitude de se battre, la guerrière a parfois tendance à voir son compagnon ou sa compagne comme un ennemi dès qu’il touche à ses blessures. Parce qu’elle lui a accordé la confiance de voir ce qui se cachait derrière son armure, elle a peur – très peur – de ce qui pourrait arriver. De se faire transpercer par celui ou celle qui l’a désarmée.

Au moindre signe, elle se sent attaquée. Elle se referme, se rigidifie, les traits de son visage se durcissent, elle se tient prête à dégainer. Son cœur pleure. Il dit « pourquoi es-tu si violente avec toi ? N’as-tu pas confiance ? » Elle n’écoute plus. Parce qu’on a rouvert ses blessures, elle a refermé la porte de l’amour et est passée en mode survie. En fonction de la situation, elle va choisir d’attaquer ou se tenir en retrait et jauger le prochain mouvement de l’autre. Se défendre ou attaquer, voilà les deux options que connait le mieux une guerrière. Les deux réflexes qui priment pour elle.

Mais l’amour ne se nourrit pas de combats, c’est tout l’inverse. La guerrière sait cela, mais c’est souvent plus fort qu’elle. Parce qu’elle craint la honte plus que la mort, elle fait souvent le mauvais choix. Celui de la peur. Et se retrouve ensuite à pleurer, seule, d’avoir blessé celui ou celle qu’elle aimait, d’avoir tué une partie d’elle-même plutôt que de l’écouter. La guerrière éprouve la plus grande des difficultés à (se) faire confiance et (se) pardonner. Il y a tellement à changer, à défendre, comment trouverait-elle le temps pour ça ? Elle se contente souvent de mettre des pansements à la va-vite et de repartir au combat seule, en se disant qu’on ne l’y reprendra pas deux fois. Et parce qu’elle se recentre facilement lorsqu’elle est seule, qu’elle ne se laisse pas influencer par autrui, une partie d’elle craint de perdre l’équilibre en partageant sa vie. Elle craint de perdre sa force en admettant sa faiblesse. Elle craint le pouvoir qu’a l’amour de l’élever autant que de la détruire. Je n’ai besoin de personne, se répète-t-elle. Pour autant, elle ne peut s’empêcher d’espérer qu’il revienne frapper à sa porte.

La guerrière reçoit l’amour le jour où elle admet qu’elle est en lutte avec elle-même. Qu’elle est son propre ennemi. Que chaque jour, elle fait preuve de rigidité et de violence à son égard. Elle reçoit l’amour le jour où elle comprend qu’elle tire sa force, non pas de son armure et son épée, mais de la femme et de l’enfant qu’elle protège. Ce sont eux qui guident son geste. Eux dont elle tire sa foi et sa sagesse. Elle reçoit l’amour le jour où elle réalise que cette femme et cette enfant, si vulnérables paraissent-ils, sont plus forts que son arme et son bouclier. Ils rayonnent d’une force qui ne nécessite aucune défense. Elle n’est à leur service que pour manifester leur volonté, la porter dans le monde.

Alors, la guerrière s’agenouille, dépose son fardeau à terre et pleure. Elle pleure durant un temps qui lui parait infini. Elle a tellement à pleurer, son cœur endurci a besoin d’évacuer des années de lutte inutile. Elle demande pardon, elle supplie. Embrasse le sol de ses larmes tièdes. Elle pleure tant qu’il lui semble qu’elle va mourir de douleur et de honte. Jamais elle ne trouvera la force de se redresser après ça. Elle se trouve laide, repoussante, elle voudrait se vomir elle-même d’avoir été brutale et orgueilleuse tout ce temps. Non vraiment, personne ne lui pardonnera jamais de s’être égarée autant.

Au moment où ses dernières forces l’abandonnent, où elle n’est plus rien, une main se pose sur sa tête. C’est une main féminine. Elle est chaude et apaisante. Son corps, encore secoué de larmes, s’arrête un instant. Il n’a plus la force de lutter. Il lâche. Alors, la chaleur se répand dans son être, doucement. Elle entend un rire léger, enfantin. Elle relève la tête. La femme et l’enfant la regardent en silence, souriant. Ils rayonnent comme la terre après l’orage, lavés par une pluie de larmes. La guerrière tremble de tout son être devant cette vision. A bout de force, enfin. Elle comprend. Du tréfonds de son utérus, du cœur de son cœur, une vérité monte en elle.

Ses pieds pulsent d’une énergie qu’elle n’avait jamais connue avant et qui remonte jusqu’à son bas-ventre. Ses hanches s’élargissent, ses seins se remplissent, elle ne saisit pas tout ce qui se passe à cet instant. Pas mentalement, du moins. Une partie d’elle sait que ce qui lui arrive la dépasse et s’y abandonne complètement. Elle se sent forte, comme jamais auparavant. Mais cette force provient d’une source incroyable, au-delà de son corps physique. Cette force-là l’emplie, la porte, la berce et la nourrit. Elle ne saurait expliquer d’où lui vient ce sentiment mais à cet instant, elle se sent en sécurité. Aimée. Elle sait qu’elle n’a plus rien à craindre, qu’elle est déjà là où elle doit être et que l’on guide chacun de ses pas. Elle le sait, avec une certitude qui absorbe le doute et la peur. Ils sont là, mais ils n’ont plus le moindre poids, comme rendus à un concept inaccessible, sans matière ni réalité aucune.

Elle comprend alors que le désir et la peur ne forment qu’une seule et même chose, compacte, sans espace entre les deux. Vu d’ici, cette unicité rend imperceptible la distance qu’elle parcourait avant pour aller de l’un à l’autre. Elle observe ça, fascinée. Quand une chose que l’on a toujours vu de la même manière prend soudain une autre forme, le mental ne suit pas. Largué, il cherche à combler la donnée manquante pour saisir ce qu’il voit. Elle se souvient parfaitement qu’il y avait un écart, qu’il s’agissait de deux choses différentes, qui lui semblaient à l’opposé. Que l’une nourrissait l’autre et lui permettait d’avancer. Pourtant à présent, cela a perdu toute réalité. Il lui semble avoir couru après une chimère, pour rassembler ce qui était déjà uni. Sa quête lui apparaît absurde.

A présent qu’elle est là, tout est plus clair. Elle observe à loisir ses ombres, ses peurs et, loin de s’en horrifier, elle se surprend à les trouver belles. Fragiles. Terriblement humaines. Elle a envie de les embrasser. Ce sentiment d’amour, si vaste, si clair, est en train de détruire calmement tout ce sur quoi elle avait construit sa vie. Pourtant, elle sourit. Elle sourit de son angoisse, de ses doutes, de ses errances, de ses détours, de ses projets, de ses combats, de ses victoires même. Toutes les fondations sur lesquelles sa vie reposait lui semblent à présent tellement loin, tellement petites, comme si elle se regardait depuis le sommet d’une montagne. C’est une sensation très étrange.

De là où elle est, tout ce qui importait avant n’a plus la moindre consistance. Même en essayant de s’y raccrocher volontairement, cela ne fonctionne pas, elle n’a plus prise dessus. Elle est trop loin. La femme et l’enfant ne sont plus là non plus. Ils sont elle. Elle n’est plus. Et ils ne sont plus eux-même. Ils sont devenus autre chose. Multiples. Et un.

Elle revisite le monde qui s’étend devant elle à la lumière de cet endroit. Le présent, le passé, le futur. Tout ce qui semblait séparé lui apparaît à présent connecté, relié. Indivisible. Comme une gigantesque toile lumineuse. Mais alors, il n’y a plus rien à faire ? se demande-t-elle un instant. Bien au contraire. Elle sait que ce qu’elle perçoit là, en cet instant, cette vision, a besoin d’être partagée. Que les liens qui apparaissent devant elle, quelqu’un doit les montrer du doigt, les rendre visibles pour ceux qui ne voient pas.

Elle sait aussi qu’elle ne va pas rester éternellement ici. C’est trop tôt pour elle. Elle y retournera, elle ne s’en fait pas. Elle est déjà heureuse qu’on lui ai donné accès à cet espace-là si longuement et remercie pour cette grâce qui lui a été accordée. Elle s’imprègne de ce qu’elle voit, ressent, elle l’imprègne profondément dans son corps, pour qu’il se souvienne du chemin. Pour que dans les moments de doute, cette vision se rappelle à elle et lui donne la force de continuer.

Mais d’où vient qu’elle « sait » ? Ce savoir n’a rien à voir avec la connaissance ou la foi. Il est. La guerrière n’a pas ce savoir, il ne lui appartient pas. Elle est ce savoir. Pour un instant du moins. À présent, elle sait qu’elle n’est pas seule, elle sait la force de la vulnérabilité, elle sait la fragilité des ombres, la beauté de ses peurs. Et parce qu’elle est, tout et rien à la fois, elle comprend qu’il n’y a rien à ajouter, à chercher ou à enlever à cette nature-là. Puisqu’elle englobe tout, que nous sommes ce tout, par conséquent tout nous est en permanence accessible. Sans limite. Nous pouvons être tout ce que nous voulons, car nous faisons partie de ce tout. En vérité, nous sommes déjà tout cela. Il n’y a donc plus rien à chercher. Rien à corriger. Juste à être.

Pour autant, cela ne signifie pas qu’il n’y a plus rien à faire. Bien au contraire. Tout est reste à faire. Puisque nous n’avons pas encore accès à cette conscience globale de manière permanente, du moins pour la plupart d’entre nous, nous n’agissons pas en cohérence avec cet ensemble que nous constituons. Nous agissons de manière séparée. En proie à la sensation de vide intérieur, de solitude qui nous étreint, nous avons peur. Oubliant notre véritable nature, nous devenons la peur. Nous agissons comme des animaux affamés, nous inventant dieux et démons pour justifier nos actions. Et comme la guerrière, nous entrons en lutte avec nous-même comme avec le monde. Le combat cesse lorsque nous déposons les armes et que nous demandons pardon.

En reconnaissant mon impuissance, mes limites individuelles, je me connecte à l’amour qui nous relie tous. Je me rappelle que je suis uni-que et c’est ainsi que j’accède à mon pouvoir. Je deviens capable, alors, de mener tous les combats.

*

Dans quelles situations de ta vie aujourd’hui fais-tu appel à l’énergie de la guerrière ? Et dans lesquelles en aurais-tu bien besoin ? Dis-le moi dans les commentaires. Tu penses que cet article peut intéresser quelqu’un ? N’hésite pas à le lui partager 😉

9 comments

  • Isabelle

    Tellement poétique et vrai ! Je crois que j’aurai pu écrire aussi le paragraphe sur l’intimité, c’est tellement comment je réagis, c’est fou ! Bon, je fais des efforts mais c’est pas encore ça 😊 Généralement, j’entre en mode guerrière quand y a des trucs qui me tiennent à coeur ou que j’ai *vraiment* envie d’accomplir mes objectifs ! Au passage, j’aime également bien la nouvelle version du site 😉

    • Lou des Steppes (author)

      Oui, nous faisons plus souvent appel à l’énergie de la guerrière pour manifester nos projets/objectifs dans le monde que pour exprimer nos besoins et limites dans l’intimité. Si j’ai choisi d’en parler via un archétype, c’est parce qu’il me semble plus facile de faire appel à cette énergie et d’agir dessus en la voyant comme extérieure à nous. De se dire, quand la situation se présente et que l’on voit l’autre comme un ennemi, que c’est l’ombre de la guerrière et qu’il faut s’ouvrir à sa lumière. Déposer les armes, exprimer ses besoins, sa vulnérabilité. Pardonner.

      Quand nous avons peur, dans l’intimité ou ailleurs, c’est la levée de boucliers. Personne ne veut perdre la face, ployer en premier. Et quand on le fait, parfois, on compte les points. Ce n’est pas de la vulnérabilité, c’est encore de la peur, c’est calculé. En baissant les armes en premier, on autorise l’autre à faire de même (sans qu’il ne soit besoin de le lui demander) et l’on peut alors véritablement s’écouter. La vraie puissance de la guerrière, ce n’est pas de savoir se battre, être patiente ou encaisser, c’est de désamorcer le combat en s’avançant nue dans l’arène.

    • Lou des Steppes (author)

      Ah et si j’ai écrit ce texte, tu te doutes bien que ce n’est pas parce que je maîtrise parfaitement l’équilibre énergétique de la guerrière ! 😉 J’en connais par contre toutes les faiblesses fort bien, ça m’a pourri la vie pendant des années – jusqu’à ma dernière relation amoureuse, qui m’a permis de comprendre mieux mes fonctionnements. Non, écrire cela me permet d’y voir plus clair, de poser les choses. Et tant qu’à faire, de partager avec les autres ce que j’en ai compris. Qui sait, peut-être quelqu’un aura-t-il aussi un autre éclairage à apporter dessus !

      Ravie de savoir que le nouveau site te plaît, en tout cas !

  • Marion

    ” La vraie puissance de la guerrière, ce n’est pas de savoir se battre, être patiente ou encaisser, c’est de désamorcer le combat en s’avançant nue dans l’arène” <3 Je vais le garder comme mantra 🙂

    Il y a 3 semaines environ, suite à la sensation/au sentiment de ne pas être assez soutenue, j'ai écris cela :
    "Mais comment auraient-ils pu imaginer veiller et prendre soin d'elle si elle se cachait dans sa tour d'ivoire, derrière son armure de fer blanc qui lui donnait un air si franc et certain. Comment auraient-ils pu deviner que derrière cette allure de guerrière se cachait une telle sensibilité et vulnérabilité?
    Le temps le permettra lorsque peu à peu elle osera enlever les maillons de sa côte de maille, si lourde et pesante sur ses épaules.
    Enlever l'armure, lever les armes et laisser la sensibilité s'exprimer. (…) La vulnérabilité n'a pas de limite, elle ne peut être salie. Elle accueille et aime ce qui la traverse."

    Ton article fait totalement échos à cela et vient compléter cette réflexion! Merci pour ce partage 🙂

    • Lou des Steppes (author)

      Hey oui, peu nombreux sont ceux qui savent regarder au-delà des armures, pourtant chacun en a une décorée à ses couleurs. D’armure à armure, on ne communique pas très bien, le métal doit brouiller les ondes. Pas d’autre choix que de prendre le risque de la retirer pour se faire entendre et espérer que les autres fassent aussi tomber la leur. Merci d’avoir partagé tes mots qui font écho aux miens. Je ne sais pas comment j’ai pu louper ton commentaire posté fin juillet, mais j’y réponds enfin (mieux vaut tard que jamais, hein) ! 😀

  • Sandra

    Touchée ! En pleine tête, mais aussi en plein cœur… J’y retrouve tout le pourquoi de mes burn-out, tout le pourquoi de ma nouvelle quête aussi, dans sa prévention. Et comme par hasard, ce mot : “quête”. Mais le hasard n’existe pas. Comme mon prénom, qui veut dire “guerrière”…
    C’est l’article que je devais lire aujourd’hui, en pleine transition entre mes combats bien trop exigeants envers moi-même de burn-outée et ce nouveau rythme slow must go on de sensibilisActrice et future maman… Même si mon vocabulaire reste guerrier, j’y retrouve mes phases de culpabilité, prise de conscience de ma vulnérabilité, de ma responsabilité, et surtout j’y vois le nouveau rythme d’un nouveau cycle, alors : merci <3

    • Lou des Steppes (author)

      Je n’avais jamais regardé l’étymologie de Sandra. “Celle qui protège les hommes” et “Celle qui repousse les limites”… Et bien, sacré programme ! Le mien signifie “Lumière” en celte et “Illustre au combat” ou “Glorieux combattant” en germanique. Pas étonnant que l’on finisse avec un côté guerrier sur-développé (et un penchant pour les jeux de rôles & co) ! Heureusement qu’il nous reste l’humour pour lâcher prise et respirer un bon coup 😉

      • Sandra

        C’est marrant j’était passée totalement à côté de “celle qui protège” pour ne garder en tête que la guerre et son absence de limites, alors que clairement je suis passée de la guerrière sans limites à la protectrice… Lyvia avait raison tout est déjà écrit 😉 Te voilà une glorieuse combattante portant sa lumière : tout est là 🙂
        (damned ça met un nouveau coup de pression sur le choix de prénom pour notre Mini Geek ça, je vais me repencher sur les étymologies !!)

  • Pingback: Ce qui doit mourir sera détruit avant de pouvoir replanter - Lou des Steppes

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