Gipsy witch, storyteller, enlumineuse de fragments

Si tu as créé ta propre activité, qui regroupe peut-être différents métiers ou compétences, il y a des chances pour que tu ai du mal à trouver comment te présenter. Moi aussi.

Depuis quelques mois maintenant, j’éprouve une gêne lorsque je présente mon activité à haute voix : écrivain et coach de vie. Cela m’ennuie car je sais pourtant que cela correspond à ce que je fais et aime faire. Du moins en partie. Mais d’une part, je trouve cela trop réducteur, d’autre part, il y a des jours où je trouve que cela sonne faux, quelque chose me dérange là-dedans. J’essayais de comprendre à quoi ça tenait en observant quand ça se présentait : devant qui, dans quel état je me trouvais,… Il m’aura fallut tout ce mois pour mettre vraiment le doigt dessus et trouver une autre manière de me présenter.

Ecrivain : au-delà du fait que je n’ai pas encore écrit et publié de livre (ça viendra un jour, je le sais, mais pour le moment ce n’est pas mon objectif, quelque chose d’autre semble devoir mûrir avant), je ne me sens pas “que” écrivain. Mais plus créatrice au sens large. J’aime les formes, les couleurs et les matières autant que les mots, j’aime le collage, la broderie, la sculpture sur bois, la peinture sur pierre, j’aime parfois créer des bijoux ou des parfums, inventer des jeux de cartes, dessiner des personnages, capter des instants et la lumière en photo… Évidemment je ne souhaite pas développer chacune de ces activités pour en faire mon métier (il me faudrait plusieurs vies pour ça), mais le fait est qu’en fonction de ce que j’ai envie d’exprimer, ma créativité se dirige naturellement vers des formes différentes. Et je n’ai pas envie de me restreindre en disant que je suis seulement écrivain.

The storyteller, la conteuse

Alors dorénavant, je dirai que je suis conteuse, storyteller, dans le sens où je raconte des histoires, car c’est exactement ce que je fais, ce qui me motive. Quand je me suis amusée à créer des parfums pour des amis en 2012, je ne faisais pas qu’associer des senteurs, je voulais traduire la structure, l’essence que je ressentais vis-à-vis de cette personne. Lorsque je me suis lancée dans la création de bijoux, au-delà du plaisir de jouer à composer avec différentes matières, je songeais à quelle femme à qui il correspondrait, quel pouvoir cela lui donnerait, comme une amulette qui diffuserait une part d’elle au monde. Quelque soit ce que je créé, il y a toujours une intention, une symbolique et une histoire derrière. Bien souvent, elle se révèle lors du processus de création, en grande partie intuitif, et je la découvre avec amusement en avançant. Parfois elle survient bien en amont, d’autres fois elle m’apparaît seulement à la fin, comme une évidence.

Non ce n’est pas une image d’internet, ce sont de vraies lettres que j’envoie, parce qu’on commence à lire une histoire avec ses doigts et ses yeux

*

Coach de vie : identifier pourquoi ce statut-là m’incommodait s’est révélé plus délicat, car cela dépendait des moments. J’ai fini par réaliser que toute la dynamique “thérapeutique” (tu as un problème dans ta vie et je vais t’aider à le régler) et positive-thinking induite par cette activité me dérangeait, comme lorsqu’on ne se sent pas assis confortablement sur une chaise, parce que sa structure n’épouse pas tout à fait la nôtre. Chaque fois que je n’étais pas au meilleur de ma forme et que quelqu’un me demandait ce que je faisais, répondre “coach de vie” semblait aussi agréable qu’une écharde qui te reste coincé dans la gorge. Ca m’exaspérait à peu près autant que l’idée de répéter des affirmations positives devant son miroir tous les matins (ça a jamais été ma came, ce truc-là).

Déjà, je n’utilise pas la trousse à outils classique liée au coaching ou au développement personnel. Les livres appartenant à cette catégorie m’ennuient profondément, sauf s’ils sont liés aux contes ou à la créativité. Ensuite, j’ai beaucoup de mal à supporter une conversation avec quelqu’un étant dans ce milieu-là et généralement, je préfère me taire pour éviter d’être la reloue qui vient pointer là où ça fait mal, viser les masques que l’on s’est inventé pour fuir son propre néant intérieur. Pourquoi ? Parce que je pense que ce n’est pas ça qui fait avancer.

Faire tomber une illusion, ce n’est pas sorcier, et à part te faire sentir plus malin que l’autre et le foutre dans le mal, tu n’as pas produit grand chose. Vous êtes perdants tous les deux et cela créé une nouvelle illusion : une image d’infériorité-supériorité que vous allez galérer à effacer. Non, là où la magie des interactions humaines fonctionne, c’est lorsque chacun se sent énergisé par l’autre et se recentre grâce à lui. Car c’est bien cela qui se produit quand on parvient véritablement à aider quelqu’un : on s’aide aussi dans le même temps, et pas juste par la satisfaction d’avoir rendu service. Mais parce que cette rencontre a produit une alchimie qui a profité aux deux pour trouver une réponse dont ils avaient besoin.

Récemment, j’ai aidé une amie et cliente à mieux cerner l’identité et la stratégie de son entreprise afin de pouvoir la communiquer. Chemin faisant, je lui ai conseillé de parvenir à combiner deux énergies qui l’habitaient : le feu et l’eau. Le feu, pour son côté passionné, rebel et idéaliste et l’eau pour sa profondeur et sa bienveillance. Ca lui a permis de réaliser qu’elle mettait en sourdine sa part d’elle enflammée et qu’il était temps de l’affirmer et pour ma part, cela m’a permis de percuter que j’avais laissé de côté ma douceur et mon intuition depuis quelques mois et qu’il était temps d’y revenir. Les conseils que l’on donne sont souvent ceux que l’on a aussi besoin d’entendre. Cette personne est également venue à moi au moment où je songeais à proposer exactement le service qu’elle est venue me demander, comme si elle me confirmait que c’était la voie à emprunter. Au final, nous nous sommes toutes deux rendues service. Parce que pour aider l’autre à creuser en lui, tu es obligée de creuser aussi en toi. La surface ne se gratte jamais que d’un seul côté du miroir.

Mais revenons au coaching, car je parlerai de mes futurs services dans un autre article. Pourquoi ai-je décidé de remiser ce terme-là ? Parce que, comme pour écrivain, il est trop restreint, autant pour l’image un peu “winner pro-actif-donneur-de-leçon” qu’il renvoie que pour l’activité d’accompagnement qui lui est relié. Pendant que je cherchais un terme qui me corresponde mieux, je n’avais de cesse de tomber sur des exemples de personnes “perchées”, vivant dans une espèce de dictature (angoisse) de la “pensée positive” et de “l’évolution spirituelle” auxquelles je n’avais surtout pas envie d’être associée.

Et puis soudain, ça m’a frappé. Mais Lou, tu es perchée. De la même manière qu’on est toujours le con d’un autre, tu es la perchée d’un tas de personnes sur terre. Admets-le, ça ira beaucoup mieux. Tu cesseras enfin de te cacher derrière un statut “safe” à sortir en société pour embrasser ton côté weirdo qui, de toute façon, transpire dans chacune des choses que tu fais, dis et penses. Comme pour toute caractéristique ou comportement humain, si les perchés t’exaspèrent autant mais que tu les attires régulièrement, il y a fort à parier que tu as beaucoup plus de choses en commun avec eux que ce que tu aimerais penser. Ah misère…

C’est que vois-tu, ma “spiritualité” (ou disons tout intérêt pouvant se ranger dans cette catégorie, car pour moi beaucoup de choses sont spirituelles, même faire ta vaisselle ou rire avec tes potes peut l’être) est une chose que j’ai caché du monde extérieur pendant des années, qu’il s’agisse de mes clients, de mes proches ou même de ma famille. Tant que l’autre ne me montrait pas qu’il était perché le premier – et encore -, c’était un secret bien gardé ! Mes rares essais dans l’autre sens ayant été sources de regret immédiat, il était hors de question que l’on m’y reprenne. D’autant que je m’amusais plus aisément avec les gens non “branchés spiritualité” et craignais de perdre leur amitié ou leur respect. Normal, puisque j’accordais difficilement la mienne aux gens que je jugeais perchés et dont la recherche perpétuelle de perfection me fatiguait – j’ai fatigué beaucoup de gens avec la mienne aussi. Jusqu’à il y a deux-trois ans à peine, les seuls objets que je possédais et qui pouvaient être associés à la spiritualité étaient cachés dans une boîte fermée à clef dans un placard, c’est te dire le niveau de contrôle que j’avais vis-à-vis de ça. Pas envie de finir lynchée comme une sorcière sur la place publique…

Et puis soudain, je me suis dit, quitte à assumer enfin mon côté perchée, autant choisir la catégorie de perchés qui n’ont pas peur d’être imparfaits, de dire ce qu’ils pensent et que, dans le doute, on préfère ne pas emmerder. Parce que j’ai beau être sympa, ceux qui m’ont cherché des noises se souviennent encore, des années plus tard, de ce que je leur ai dit en partant (don’t mess with the wrong bitch). Et quoi de mieux, pour ça, que l’archétype de la sorcière, la bohémienne, la gitane ? Celle qui dérange et qui décoince, l’inconnue qu’on va voir à la nuit tombée, à qui l’on confie ses secrets à l’abri des regards, et qui réveille en nous une puissance tapie dans l’ombre, que l’on a remisé dans une boite fermée à clef en pensant que cela suffirait pour l’étouffer ?

The Gipsy Witch, la sorcière bohémienne

Parce que manouche et sorcière sont les adjectifs que l’on m’a le plus souvent donné. Que ce soit amicalement ou professionnellement, que cela concerne ma manière de m’habiller, de m’organiser, de voyager, de travailler, de voir les choses… Tu sais, le genre de moquerie que l’on sort sur un ton mi-affectueux, mi-sérieux, l’air de dire « ça serait quand même bien que tu arrêtes de faire n’importe quoi, il y a des règles, des façons de faire les choses, il y a un moment il va falloir te poser ». Les gens qui disent ça sont, étrangement, toujours en galère jusqu’au cou, à s’étouffer avec leurs méthodes rigides et à répéter les mêmes échecs en blâmant les politiciens, le fonctionnement de leur milieu professionnel ou la crise économique. Ce sont aussi les mêmes qui, après une réussite, louent ton courage, ta chance et ta détermination. Ca me fait toujours bien marrer.

J’ai longtemps refusé ces étiquettes car je ne voulais pas être amalgamée aux spirituelo-perchés, c’était même un peu ma hantise car j’avais peur qu’on ne me prenne plus au sérieux. Je trouvais toujours un moyen rationnel de présenter mes idées et intuitions, de faire le lien extérieur entre cerveau gauche et cerveau droit. Mais à bien y réfléchir, ça ne me déplaît pas tant que ça de me présenter d’emblée de manière plus polarisée, d’autant que ces mêmes personnes très cartésiennes finissent parfois par venir me demander des conseils. Alors pourquoi ne pas être un pont entre le matériel et le spirituel via la créativité, puisque je ne me sens à ma place ni tout à fait d’un côté, ni tout à fait de l’autre ?

Et puis, parce que l’article le plus lu et le plus commenté du blog, qui vous a le plus remué, m’a justement été inspiré par la sorcière bohémienne qui vit en moi. Alors le semi-enfermement c’est terminé, je la laisse enfin sortir au grand jour et s’exprimer. Elle a de toute façon bien plus de discernement (et une plus grande gueule) que moi ! Et à choisir, en ce qui me concerne je préfère aller demander conseil à une sorcière cheloue qu’à une nana qui bosse dans le développement personnel. La première qui assume pleinement ses ombres et son sale caractère m’inspire d’emblée plus de confiance, de stimulation et de compréhension. J’ai toujours préféré traîner avec les weirdos plutôt qu’avec les premiers de la classe.

De plus, j’ai une étrange connexion avec les gitans. Je me suis toujours bien entendu avec eux dans la rue, j’ai échangé, dessiné, joué et dansé avec certains à Paris et à Lyon, au point qu’un policier m’ai un jour fermement attrapé par le bras alors que j’allais au boulot pour tenter de m’extirper des informations sur leur origine (espérant probablement pouvoir les renvoyer d’où ils venaient). Il est reparti sans rien, j’ai horreur des tentatives d’intimidation. Les gitans m’ont aussi appris à dire non, à me défendre, à déceler les mensonges, à savoir profiter des masques que l’on te colle sur la peau, à saisir que la sensualité d’un regard possède toujours quelque danger insaisissable… Il y a quelques années, un photographe parisien m’a contacté pour me demander de faire une photo dans son univers de cirque manouche (même si le temps que nous la fassions, j’ai finalement incarné une aviatrice sortant des décombres ahah).

© La liberté guidant la France – Le Turk (2011)

En voyage, je tirais souvent les cartes du tarot à ceux que je rencontrais et qui se posaient beaucoup de questions, parce que les archétypes qu’ils contiennent sont si puissants qu’ils parlent à toutes les personnes du monde. Un professeur d’histoire rencontré le soir d’Halloween, alors que je portais un déguisement de chaman bricolé, m’a prêté spontanément un livre sur les traditions occultes des gitans, qui appartenait à sa famille. Récemment, une gitane venait toujours me saluer et me demander comment j’allais lorsqu’elle me voyait à la terrasse d’un café, persuadée que j’étais une amie d’enfance à elle. Lorsque j’ai choisi l’appartement dans lequel j’habite à présent, ma chambre avait une décoration manouche et je m’y suis sentie tout de suite à l’aise. Bref, il y a des liens qui nous poursuivent étrangement et que l’on ne peut pas expliquer, alors autant les utiliser.

Et parce qu’à un moment, quand tu t’intéresses à la transmutation des énergies, au pouvoir des intentions et au cycle de la lune, que tu célèbres les équinoxes et les solstices, que tu es passionnée par les mythes, dieux, rites, rituels, lieux de culte, vêtements, bijoux, arts et symboles de toutes les cultures qui t’entourent (au point d’avoir voulu faire 3 ans d’ethnologie des religions au Canada pour qu’on t’autorise à poursuivre tes études plus loin, mais toujours sans passer pour une perchée), que ton appart se trouve être rempli d’herbes, de fleurs, de pierres, de coquillages, de plumes, de morceaux de bois, d’os d’animaux trouvés en balade, de vieux objets traditionnels… il est temps de t’avouer que, même si tu n’as pas de chapeau pointu, tu ressembles quand même vachement à la définition que l’on se fait d’une sorcière.

L’enlumineuse de fragments

Et puis enfin, parce qu’à l’époque d’aujourd’hui plus encore qu’hier, nous sommes nombreux à nous poser les questions suivantes : qui suis-je, qu’est-ce que je fais, vers où je vais ? Le monde change rapidement, notre rapport aux autres, au travail et à l’identité aussi, et nous au milieu, on s’adapte comme on peut pour se faire une place qui soit à la fois stable et ouverte aux mutations qui nous traversent. A mesure que l’on développe nos compétences et notre connaissance de nous-même surgissent des paradoxes, des tendances qui semblent opposées, inconciliables, et sans lesquelles, pourtant, nous sommes incomplets. Seulement voilà, l’ancien monde est encore présent et débarquer avec tous ses fragments encore mal agencés sous le bras, ça peut faire flipper l’assemblée.

C’est là que j’interviens. L’enluminure est un art, un savoir faire qui prend du temps et demande une grande finesse, une attention aux plus petits détails. Ce n’est pas juste dessiner une initiale, un point de départ. Le travail de l’enlumineur, à la base, c’est de mettre en lumière un récit, faire passer un message synthétique pour ceux qui ne savent pas lire. L’enluminure contient donc l’essence de ce que les mots vont ensuite raconter, c’est la première chose que l’on voit et qui est communiquée d’une histoire qui nous est présentée.

Rassembler les fragments pour révéler la substance, la colonne vertébrale d’une histoire et d’une identité. Voilà ce qui m’anime intérieurement.

Rassembler les morceaux éparpillés en nous (les trop vifs, les trop pâles, les trop sombres, les trop lumineux, les trop loin, les trop fragiles, les trop bruts, les trop cassés,…) et faire percevoir enfin que cet arrangement identitaire n’a rien d’erratique, mais qu’il émane au contraire de cet ensemble une beauté ineffable. On ne sait pas à quoi ça tient, mais c’est là, ça parle de lui-même, ça bouillonne, bouscule, ça nous prend aux tripes… Ca vit. Mais pour que cette vie reprenne, déborde et éblouisse, il est nécessaire de réunir tous les morceaux, de cesser de vouloir les trier, voire les cacher sous le tapis.

2018 arrive, il est temps de s’affirmer avec ses bons et ses mauvais côtés, ses casseroles et ses réussites, ses peurs et ses fiertés. Il est temps d’être courageux et d’arrêter de se planquer, parce qu’il y a sûrement un bon paquet de personnes dans ton entourage qui attendent que tu poses tes ovaires sur la table pour pouvoir le faire à leur tour. Et oui si tu es là, c’est que non seulement tu peux le faire, mais pire : tu en as envie ! Ca te démange de l’intérieur.

Pour te filer un coup de main dans ce coming-out, parce que c’est quand même moins flippant à deux, je te prépare en ce moment même des services aux petits oignons que je vais te présenter sous peu ! Il paraît que les sacs de sorcières, c’est bien plus cool que les hottes de père noël, alors tiens-toi prêt 😉

*

Et toi, quelles parts de toi gardes-tu cachées dans un placard intérieur ? Qu’est-ce que tu n’oses pas encore exprimer qui entre en contradiction avec ton milieu ou ton entourage ? Dis-le moi dans les commentaires. Tu penses que cet article peut intéresser quelqu’un ? N’hésite pas à le lui partager 😉

4 comments

  • cindy

    whaouuuuuu!!!! Lou , tu m’inspires complètement. J’espère arriver à ce même cheminement bientôt.

    La partie que je cache c’est celle de l’artiste corporelle : chant, danse…mon corps aime s’exprimer , mais je ne lui donne pas forcement l’occasion, mais tes textes en ce moment bousculent quelque chose en moi .

    On verra bien où tout cela nous mènera

    bises

    ps: je m’en vais relire ton texte une seconde fois

    • Lou des Steppes (author)

      Cindy, l’expression par le corps et par la voix, c’est là quelque chose de très puissant pour libérer ton énergie ! Je sais que pour ma part, danser me fait toujours un bien fou, que ce soit seule dans mon appart, en soirée avec des amis ou en rentrant le soir dans la rue. Même si je suis fatiguée, ennuyée ou pas d’humeur très sociable, danser me reconnecte à moi, me redonne de l’énergie rapidement et, du coup, me permet d’être de nouveau présente avec les autres.

      Aussi, depuis que je me suis mise à prendre des cours de cerceau aérien en septembre, je travaille beaucoup la part d’expression sensuelle de mon corps (c’est pas encore gagné je te le dis ahaha je l’assume très bien seule, à deux, au milieu d’une foule, mais en petit groupe c’est encore trop de stress). S’il y a une activité de danse ou de chant qui t’attire, pourquoi ne pas t’y inscrire ou faire un cours d’essai ? Pour commencer à faire un peu de place dans ton quotidien pour cela et voir comment tu le sens. 🙂

  • Nathalie

    Merci Lou pour ce partage fort inspirant qui a fait un énorme écho en moi <3

    Pour ma part, je dirais que j'ai tendance à cacher mon coté "femme-enfant" dans le sens où je suis passionnée, pétillante, spontanée, je m'adonne à mes activités avec beaucoup d'enthousiasme. Mais il faut que je m'y interesse vraiment, sinon je perds ma motivation. Je déborde d'énergie et d'émotions. Et j'ai pu remarquer que c'est souvent mal perçu. Donc je me retiens souvent ou je me replie sur moi-même.
    Sinon, je suis très spirituelle, c.i.e pour moi tout est sacré et mérite d'être vécu en conscience de cela. Naturellement attirée par les pratiques dites païennes et la littérature ésotérique. Je m'identifie aux archétypes féminins et autres… Actuellement, je commence timidement à affirmer mes cotés sorcière/alchimiste et diseuse de bonnes aventures ^^ dans mes publications (sur mes blogs).

    Je suis en plein questionnement professionnel et j'aurais aimé pouvoir entreprendre quelque chose qui me ressemble à travers laquelle je ne serais pas gênée à "être" qui je suis. Donc j'attends impatiemment de voir ce que tu vas proposer comme services. Je sais que j'ai parcouru du chemin mais je sais que la prochaine étape ultime necessite un coup de pouce extérieur.

    C'est toujours un plaisir de te lire 🙂

  • Lou des Steppes (author)

    Oui l’enthousiasme peut vite passer pour de la gaminerie, de même si tu dis que tu es plus portée à faire confiance à ton intuition qu’à tes connaissances et expériences passées, tu trouveras toujours quelqu’un pour te dire que c’est parce que tu es jeune et immature (même si tu as la quarantaine).

    De manière générale, tout ce qui déborde a tendance à être moqué, écarté, recadré, écrasé… mais qu’est-ce qu’on s’en fout, ces personnes-là ne sont de toute façon pas nos client.e.s idéal.e.s ni notre entourage privilégié ! A vouloir plaire à tout le monde, on ne produit pas grand chose d’intéressant. Les personnes passionnées qui sont à leur juste place, même si tu n’es pas dans le même délire qu’elles, te donneront toujours plus envie d’échanger que celles qui balancent des banalités entendues partout.

    Concernant ta “prochaine étape ultime”, on aimerait tous avoir la réponse ultime, la dernière, celle qui nous permet enfin d’être à 100% nous-même une bonne fois pour toute, mais la vérité, c’est que notre identité se modifie à mesure que l’on fait un pas de plus vers elle. Comme tout ce qui vit, c’est en changement permanent. Pour ça que plutôt que de présenter un métier, un service ou un produit bien cadré (qui finira par vite nous étouffer), il s’agit de trouver un positionnement qui soit suffisamment ouvert pour accueillir nos évolutions futures (qu’on n’ai pas à refaire toute notre identité à chaque changement), et suffisamment polarisé pour qu’il attire nos client.e.s idéal.e.s et repousse les autres.

    Le service de stratégie et identité de marque que je proposerai sera basé sur les archétypes (pas ceux du tarot), car ils permettent justement une grande fluidité. Ils sont le fil rouge invisible derrière tout ce que tu propose(ra)s et te permettent de mieux comprendre ton fonctionnement et comment les autres te perçoivent (pourquoi ils sont attirés vers toi, ce que tu leurs apportes au-delà de tes compétences, comment tu les fais se sentir, etc…). Ainsi cela te permet de prendre des décisions plus rapidement, d’avoir une identité visuelle cohérente et puissante et de communiquer de manière plus efficace, car plus affirmée. J’en reparlerai bientôt 🙂

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