La beauté d’être vulnérable

Je ne sais pas pourquoi cela m’a pris autant de temps de réaliser ça. Qu’est-ce que je fais ? Qu’est-ce qui me vient naturellement, qu’est-ce qui est facile pour moi ? Ecrire. Et pourquoi ai-je toujours été incapable de me considérer comme un écrivain, malgré le fait que j’écris quotidiennement depuis que je suis en âge de savoir le faire ? Parce que quand les gens me demandaient « sur quoi tu écris ? » je n’étais pas en mesure de le dire, de le ranger dans une catégorie bien précise, ou même plusieurs. Je ne me sentais pas légitime. Aujourd’hui, c’est plus clair, je vois le fil directeur. Si je devais le formuler, ça donnerait probablement quelque chose comme ça :

J’écris à propos de la vie, de ma vie, de celle des gens qui m’entourent, de ce qui sonne juste pour moi, de ce que j’observe et touche du bout du doigt, des prises de conscience qui naissent de mon regard sur le monde intérieur et sur le monde extérieur. J’écris sur la beauté d’être vulnérable, sur ce qui nous effraie, ce qui nous inspire et ce qui nous relie tous. J’écris sur ce qui fait de nous ce que nous sommes. J’écris parce que ça me libère, ça m’aide à mettre des mots sur ce que je ressens, ce qui a besoin de sortir, de prendre forme, d’être communiqué. J’écris beaucoup d’après mon expérience, parce que c’est pour moi une source intarissable d’inspiration. J’écris parce que je sais que je ne suis pas seule et qu’en posant mes tripes sur la table, en me mettant à nue, je toucherai d’autres personnes. Les os parlent un langage familier. Notre structure nous rassemble. Parce que même si chacun est unique, avec sa personnalité et ses talents, nous luttons tous avec les mêmes démons. Nos expériences diffèrent, mais nous ressentons tous les mêmes émotions.

Mon talent à moi, c’est de voir, sentir ce qui nous freine et de raconter des histoires pour apporter un peu d’air là où ça coince et que, revigoré, l’on puisse se remettre en chemin. Rien au monde ne m’apporte plus de joie et d’énergie que de d’amener les autres à oser enfin être eux-même, à libérer leur potentiel. Aussi, voilà ce que je vais faire à partir d’aujourd’hui, ce à quoi j’ai décidé de vouer mon temps et mon énergie ; réveiller l’étincelle de vie en chacun. Parce que ce qui m’est insupportable, c’est de voir un regard éteint et de constater que toute l’énergie qu’il déploie consiste à éteindre la lumière des autres pour se rassurer. C’est la seule chose qui me terrifie et m’a toujours terrifiée, finir comme ça : sans espoir. Résignée.

Tu veux partir à l’aventure ?

Alors voilà le plan : je vais créer une communauté de fêlés qui seront suffisamment fous pour vouloir être eux-même et réaliser leurs rêves. Parce que tout le monde sait que ce sont les fêlés qui laissent passer la lumière. Les rêveurs, les idéalistes, les chercheurs, les concepteurs, les inventeurs, les philosophes, les mystiques, les amoureux, les passionnés de musique, de livres, de danse, de chiffres, d’espace, les créateurs de beauté.

Ceux que la vie a amoché, déçu, paumé, épuisé, mais qui résistent encore malgré les coups parce qu’au fond d’eux, il reste une petite voix, fragile, qui dit : « la vie, ça ne peut pas être juste ça, il doit y avoir autre chose, un fil que j’ai perdu ou pas encore trouvé. J’ai l’impression de m’être fait avoir, qu’on m’a pas distribué les bonnes règles du jeu ou les bonnes cartes à la naissance, parce que je n’arrive pas à trouver ma place. Pourtant, il doit y en avoir, de la place ! Pour plus d’un dimanche par semaine, pour des gens qui me soutiennent et m’inspirent, pour oser enfin être moi-même, pour faire ce que je veux et pas ce qu’il faut, pour autre chose que les choix par défaut, il doit bien rester des voies encore inexplorées, des espaces pour le mystère, l’aventure et la joie chaque matin au réveil, pour libérer mon pouvoir créatif, ranimer ma volonté et mon énergie, pour m’amuser et être heureux d’être en vie, right ? »

Avec cette communauté, on va tout remettre à plat, déterrer ce qu’on a oublié, s’équiper de courage et gravir les montagnes. Et je vous promets que ça va dépoter ! Alors, si tu te reconnais comme un fêlé, si, en lisant ça, tu te dis « bordel, je sais pas où ça va ce truc, mais ça me parle, j’ai envie d’en être », embarque avec moi dès aujourd’hui, là, maintenant ! Je n’ai pas de solution miracle à te vendre, de kit d’illumination bien emballé (d’ailleurs, tu n’y croirais pas), mais j’ai un millier d’idées à te proposer et j’ai hâte qu’on soit plein pour les tester.

Jusque là, j’ai avancé seule, j’ai dépoussiéré la route, déniché quelques brillants outils. A présent, j’ai envie de vous les transmettre pour qu’ensemble, on puisse aller plus loin. Qu’on rassemble nos regards, nos expériences, nos rêves, nos craintes, nos interrogations, qu’on remue tout ça et qu’on observe ce qui se produit. Et pour ça, j’ai besoin de chacun d’entre vous !

Alors, si ça te dit, met ton bouclier de cynisme désabusé de côté (c’est bon, tu ne trompes personne), rejoins cette équipe de joyeux fêlés et rayonne qui tu es !

Si tu penses que cet article peut intéresser quelqu’un, n’hésite pas à le lui partager ou à me dire dans les commentaires pourquoi toi aussi, tu sens que tu appartiens à cette communauté de fêlés 😉