Derrière la honte, ton vrai désir

Trois mois d’absence ici. Un passage aux urgences de l’hôpital, au milieu de la nuit. Des tas de tests médicaux sans réponse appropriée, des larmes qui ont coulé du matin jusqu’au soir. Le sentiment d’impuissance, plus tenace qu’un chewing-gum dans les cheveux le jour de la rentrée. Des migraines. Des insomnies. Des crises d’angoisse incontrôlables. La sensation d’avoir été déchirée en deux, de m’être vrillée de l’intérieur. Et une amitié.

Voilà ce que m’a coûté ma dernière crise d’ego.

Et c’est pas franchement fun d’avouer ça ici, mais si cette expérience pouvait profiter ne serait-ce qu’à une autre personne, alors ça aura valu le coup de surmonter mes tigres de honte pour vous la partager.

Quatre ans que je ne m’étais pas tapée une crise d’ego de cette taille-là. Et la dernière fois, il m’a fallut aller jusqu’à m’éclater le visage en tombant à la renverse pour daigner regarder la réalité en face. Pour prioriser MES limites avant celles de l’autre. Faut dire aussi que se regarder devant la glace et avoir l’impression de voir une femme battue, ça remet vite les idées en place.

Turns out, c’était exactement la même règle inconsciente qui m’a foutue dans ces deux situations où je suis allée jusqu’à la blessure physique avant de me décider à sortir du drame que je m’étais créé.

Quelle était la règle inconsciente ?

À moins qu’il ne s’agisse de violence physique ou verbale, si quelqu’un en qui tu as confiance te blesse inconsciemment, tu dois faire un effort et être compréhensive.

Dis comme ça, ça ne semble pas si terrible, hein ? Après tout, ça fait sens d’être compréhensif avec les gens qu’on aime. Pourtant quand on y regarde d’un peu plus près, il y a un détail qui cloche : avec une telle règle inconsciente en tête, le respect de mes limites – autrement dit le respect de moi-même – ne dépendait pas de moi. Il avait besoin d’être validé par l’extérieur.

Il me fallait d’abord prouver que j’étais bienveillante avant d’obtenir – peut-être – le droit d’être respectée. Et cette autorisation était ici conditionnée par le niveau de conscience et de volonté de la personne qui éprouvait la dite-limite. Ou comment signer pour en chier, part 1.

Comment ça se manifestait ?

Même en étant capable d’exprimer avec la plus grande clarté du monde qu’une chose n’était pas ok pour moi, rien ne me garantissait que ce soit compris en face. De base, rien que cette pensée me créait un stress avant même d’avoir à exposer ma limite. [ À côté de ça, tu me parles de travers ou tu m’agresses physiquement, je suis capable de te démonter sans sourciller. Du coup sans surprise, on vient pas plus me faire chier sur ce terrain là. ]

C’est pourquoi, si une situation nécessitant de me confronter à cette règle était évitable (limite dépassée pas trop importante ou que j’avais moyen de me débrouiller autrement), je préférais de loin faire abstraction, faire seule, faire avec autrui ou ne pas trop insister. J’ai aussi tenté de la contourner en multipliant les conditions requises pour faire confiance à quelqu’un. Moins de personnes entrant dans cette catégorie = moins d’occasions d’avoir à dealer avec la règle. Avec le temps, m’asseoir sur le respect de moi-même n’étant plus un terrain sur lequel j’avais envie d’aller jouer, j’avais préféré être seule que mal accompagnée parce que, même si je ne comprenais pas pourquoi, j’avais bien capté que je loosais à me respecter lorsque j’étais accompagnée.

Et de fait, dans le cas où le respect d’une de ces limites m’importait vraiment et n’était pas entendu, je n’avais, me semblait-il, pas d’autre choix que de prendre sur moi. De contenir ma colère pour ne pas froisser l’ego de la personne en face et tenter de faire comprendre la légitimité de ma demande ; à savoir, être respectée.

[ Mon dieu, rien que d’écrire ça, ça me file des démangeaisons. Personne ne devrait avoir à se justifier là-dessus, mais bref. ]

L’ennui, c’est que l’autre projetant aussi ses règles et ses démons sur moi (because it takes two to tango, right ?), peu importait mon approche. Il réagissait toujours de la pire des manières possibles pour moi, ne faisant qu’alimenter la colère que je m’efforçais de retenir. Ça me rendait dingue, mais parce que ça ne rentrait pas dans la catégorie d’une violence physique ou verbale (cf ma règle interne), je restais incapable de faire respecter ma limite.

Que j’y mette le ton ou pas, que je sois polie ou que je lui rentre dedans, c’était comme pisser dans un violon. Inconsciemment, ma colère ne me semblait pas légitime. Je tentais de la contrôler de jour en jour et, plus le temps passait, plus je me sentais déchirée entre mon ressenti et ma règle à respecter.

« C’est pas de leur faute, ils ne se rendent pas compte, ils ne pensaient pas à mal… ne sois pas si dure, fais un effort et parle-leur calmement. Sois compréhensive, un peu. »

capitaine-haddock

Gnn.. fuck.that.shiiiit !!!!

Oh.
I’m done wearing this cross.

[ Ouais mon alter-ego punk a repris la plume ; je jure en anglais parce que c’est la langue de mes voyages et de mes libérations intérieures, celle que j’ai adopté quand j’ai envoyé tout le monde péter pour me choisir moi. -> Ça laisse des traces. ]

I know a guy who excelled at this and – trust me – you don’t want to compete with him.

Plus it’s been done for AGES.
Boring old games sucks. Leave it to old people.

Let’s find something funnier to do !
But before that…

Comment je suis sortie de ce schéma-là ?

Oui parce qu’évidemment, quand je te raconte l’histoire en commençant par l’avant dernier épisode, en te mettant la règle cachée sous le nez, la solution pour s’en libérer semble couler de source ! Mais avant de débusquer cette interdiction inconsciente, j’ai ramé un moment…

[ Flash back : environ une semaine après l’épisode à l’hosto ]

Plus le temps passait, et plus ça devenait évident : chaque examen avec les médecins me faisait perdre du temps, de l’argent et beaucoup d’énergie pour me mener strictement nulle part, à part à la certitude que j’allais me démerder sans eux. Ils en avaient rien a carrer d’écouter leurs patients et faisaient leur taf en mode zombies ; appliquant des protocoles automatiques en fixant leurs écrans des yeux, sans jamais se poser la moindre question. I mean… that’s great guys, do your thing, but I’m not gonna put money in your pocket while you’re sleeping. No way.

Côté entourage, malgré toute leur bonne volonté, j’étais consciente que mes amis projetaient leur vision sur ma situation. Cette vision étant aussi partielle (partiale) que la mienne, elle n’avait aucune chance de m’aider à résoudre le problème. Il y avait globalement deux camps : ceux qui allaient plutôt dans mon sens (qui comprenaient qu’il y avait eu un dépassement de ma limite) et ceux qui n’y allaient pas (et défendaient plutôt la réaction de mon ami). Ce qu’ils avaient en commun et que je n’ai capté qu’après avoir vidé ma rage quelques jours plus tard, au milieu d’une forêt ? TOUS soutenaient ma règle inconsciente.

Refouler ta règle interne, c’est la projeter comme une incitation extérieure

Tous me filaient des raisons de faire encore un effort et de maintenir le dialogue ouvert, arguant que c’était dommage de gâcher une telle relation. Cette réponse ne faisait que décupler ma colère et venir renforcer mon sentiment d’impuissance. Pendant des semaines, j’avais déjà éprouvé largement cette option ; en communiquant et en proposant de se voir pour régler la situation ; chaque fois, il avait été impossible de fixer un simple rendez-vous.

Ça avait fini par user ma patience (et ma compréhension) jusqu’à la moelle. I mean, on a tous nos peurs et tous des priorités à gérer mais au bout d’un moment, si tu ne trouves pas le temps de juste fixer un rdv, peu importe ce que tu racontes aux autres (ou à toi-même), c’est que tu ne tiens pas tant que ça à ce RDV. Point. Faut arrêter de se foutre de la gueule des gens.

Bref, comme ça devenait de plus en plus évident qu’il valait mieux cesser d’être compréhensive et couper le cordon, j’étais en train de me confronter de toutes mes forces à cette règle. Mais comme je ne reconnaissais pas que j’étais responsable de l’entretenir inconsciemment, toute ma réalité extérieure s’est mise à me la refléter. Lorsque tu es coincée dans ton illusion de la réalité, chacun joue merveilleusement bien son rôle pour respecter tes croyances inconscientes et te faire vivre ton cauchemar à répétition. 

Au sein de cette réalité, tu trouves un florilège d’illusions de choix positifs et négatifs pour t’inciter à jouer au sauveur, à la victime ou au bourreau. Mais peu importe l’option que tu choisis ; tu restes toujours enfermée dans le même cadre, assujettie à ta règle inconsciente comme un hamster à sa roue.

Jusqu’à ce que t’en ai suffisamment marre (soit de t’énerver contre toi ou les autres, soit de jouer au bon samaritain) et que tu DÉCIDES d’en sortir pour regarder la réalité en face…

Si tu n’as pas la solution à ton problème, tu connais sans doute quelqu’un qui l’a

Voyant que je tournais en rond et qu’aucune des options que je percevais n’allait m’amener vers le résultat que je visais (dépasser ce mur inconscient contre lequel je me sentais buter), j’ai donc fini par écouter mon instinct et prendre RDV chez mon ostéo énergéticien, personne en qui j’avais toute confiance pour me faire avancer.

Premièrement, ça m’a permis de confirmer que c’était bien ma colère contenue qui déglinguait mon corps. Deuxièmement, qu’il me fallait la sortir rapidement, sans quoi ma santé allait empirer. Pour m’aider à solutionner le problème que je ne parvenais pas à traiter, mon ventre avait en effet vrillé de l’intérieur, de sorte à ce que le seul moyen d’apaiser ma douleur soit… de hurler !

Toutefois, ayant à peine osé le faire malgré un seuil aigu de souffrance, j’avais fini à l’hôpital. Aux prises avec l’intensité de cette émotion qui me dévorait intérieurement, mais terrassée par un sentiment d’impuissance dont je n’arrivais pas à identifier la source, seules des larmes étaient sorties… et seules des larmes ont encore coulé dans le cabinet de mon ostéo.

Peur de déranger mes voisins au milieu de la nuit, peur d’effrayer des gens dans la salle d’attente de l’ostéo, peur, au contraire, d’accoucher d’une souris et qu’on se moque de moi (sic)… Peur de décharger ma colère que je ne jugeais pas assez légitime, tout simplement. Absolument tout et tout le monde importait plus qu’elle. Je fulminais, mais continuais de contenir.

Dans ma tête, il y avait vraisemblablement des colères qu’on avait le droit de décharger et d’autres avec lesquelles on se devait de crever. C’était notre punition pour avoir osé la ressentir… (Le sens-tu planer à nouveau, le poids de la croix sur mes épaules ? Oh yeah, that’s right, baby ! Here we go again ! Machine à s’autoflageller enclenchée.)

Pauvre petite fille incapable d’une chose aussi simple que de crier. Ça te bouffe la tête jusqu’au point de mettre en danger toute ta vie : ton entourage, tes ressources financières, ton business, ta réputation, ta santé et pourtant, tu demeures incapable de bouger. Ahah ! Voilà ta vérité. Tu en es là. Tu n’en n’es que là. C’est misérable… Tu es misérable. On pourrait t’écraser avec une plume à ce stade. Mais ça ne vaut même pas la peine. Tu n’en vaux même pas la peine. Misère, mais comment est-ce que les gens peuvent croire que tu as le moindre caractère ? Tu t’es regardée, là, en cet instant ? Je serais toi, j’irais me cacher pour l’éternité jusqu’à ce qu’on ai oublié mon existence. J’aurais honte. Je disparaitrais.

[ Level de drama intérieur : ding ding ding ! Ultimate jackpot : cent croix tombent du ciel ! Félicitations ! Vous êtes notre heureux martyr ! ]

C’est assez incroyable ce qu’on est capable de se mettre dans la gueule pour rester par terre et ne pas déranger le statu quo qu’on a établi inconsciemment. Toute cette énergie créative mise au service de notre destruction, juste parce que notre inconscient cherche à maintenir coûte que coûte une des règles de survie qu’il a apprise, sans se soucier de sa date de péremption. L’auto-préservation coûte parfois cher.

La décision de passer à l’action

Il m’aura fallu six jours de plus après cette séance chez l’ostéo avant de lâcher enfin prise et passer à l’action. Six jours passés à essayer encore de négocier avec moi-même pour retarder l’échéance par tous les moyens. Hell, même l’espace disque de mon ordi m’annonçait qu’il était bientôt saturé et qu’il était temps de faire de la place ! J’ai résisté, jusqu’à arriver au point où je ne pouvais plus ni dormir, ni m’asseoir, ni rester debout, ni bouger, ni écouter ni parler. Le point de saturation maximale.

Là j’ai arrêté de courir comme un coq sans tête.

J’ai pris ma décision, puis un bus.

Direction une forêt à une heure de Lyon. J’en avais rien à carrer de laquelle. J’ai traversé la première que j’ai trouvé jusqu’à être un peu tranquille, au sommet d’une colline. Là, j’ai vu mon mental hésiter encore à faire demi-tour, me dire qu’il était pas d’humeur, que c’était pas le bon moment, qu’il y avait peut-être des gens autour, que que que…

« Oh ! Mais ferme-la, putain ! J’suis pas venue jusqu’ici pour compter des champignons ! Il est temps de se sortir les doigts, parce qu’il est pas question que je perde tout ce que j’ai construit pour une connerie pareille ! En fait, je perdrai pas une seconde de plus sur ce problème-là. »

Alors j’ai sorti mes écouteurs, mis Rage Against The Machine à fond dans mes oreilles, et j’ai gueulé ma race en pétant des branches mortes et en frappant les airs.

Pendant deux heures.

Putain. Je crois qu’une fois lancée, j’en ai profité pour gueuler pour tout ce que j’avais pas réussi à exprimer au cours de ces trente dernières années.

J’avais beau être en flip constant que des flics débarquent ou que je tétanise quelqu’un qui passe par là (psycho-o-o-ose level +10 000), j’avais décidé que, peur ou pas, conséquences négatives réelles ou pas, résultat souhaité ou pas, c’était trop tard pour reculer. J’allais au moins essayer de vider ma rage ici, parce que c’était la seule option qui faisait sens en moi.

Ça n’a été qu’après cette étape d’évacuation émotionnelle que j’ai pu récupérer ma lucidité mentale. Le choix que je n’avais pas réussi à poser durablement avant a pu alors être plié en un quart de seconde et avec une facilité déconcertante, parce que je ne me sentais plus en lutte. Ni intérieure, ni extérieure. Je n’étais plus en colère ni contre moi, ni contre mon ami.

J’étais plutôt en mode :
« Putain… mec, merci d’avoir tenu inconsciemment ce rôle aussi loin pour que je puisse débloquer. Trois décennies que je me traine cette règle moisie. Pfiouu… il était temps. »
Pour autant, le résultat de ma décision induisait de couper les ponts avec lui.

Puisque mes limites n’avaient pas été entendues, le contact devait être rompu. Point. Y avait rien à attendre, à expliquer ou à négocier. Tout avait déjà été dit en long en large et en travers et si ça n’avait pas été suffisant, aucun ajout supplémentaire n’allait changer ça. Ma priorité, c’était de me consacrer à ma santé et celle de mes finances pour repartir. Ma tête était à présent libérée, disponible, mon corps s’assouplissait d’heure en heure et je venais de récupérer une énergie colossale : j’avais tout ce dont j’avais besoin pour redémarrer.

So, from now on, NEW RULE here

JE décide de me respecter.

Personne d’autre.

Exit la liste de clauses particulières longue de 12 paragraphes qui prend grave la tête (1. si c’est de la violence physique ou verbale c’est jamais ok, 2. si c’est quelqu’un en qui j’ai confiance c’est ok si,…). Je les avais mises en place dans le passé quand je cherchais la formule parfaitement éthique – et, dans ma conscience de l’époque, forcément très complexe – du respect de soi et du respect de l’autre.

J’en rigole aujourd’hui en écrivant ça, mais j’ai été exposée (et vu des proches exposés) à tellement de violence et d’abus dans ma jeunesse (par des gens qui disaient justement vouloir être respectés et compris) qu’il m’a fallut faire de sacrés putain de détours avant de rejoindre l’évidence.

La simplicité.

Décider de me respecter, c’est très différent d’exiger ou d’attendre de l’autre qu’il me respecte.

D’autant qu’à part pour faire monter le plaisir, j’ai jamais trop aimé attendre.. 😉

Ce pouvoir est à présent entre MES mains, et mes mains uniquement.
Y a plus rien à prouver, à démontrer, à défendre, à justifier, à à à…

Goodbye drama.
Here, take a cookie and an orange juice, you’ll be fine.
I’ll take care of the situation.

*

Et toi, y a-t-il des situations répétitives où tu te mets dans tous tes états parce que tu ne te sens pas respectée et que, malgré tous tes efforts, tu te sens complètement démunie pour régler ce problème-là ? Quelles solutions as-tu déjà essayé ? Quel risque évites-tu à tout prix de prendre ? As-tu déjà prêté attention à ce que ton entourage te conseillait dans ces cas-là ? Partage ton expérience dans les commentaires. Tu penses que cet article peut intéresser quelqu’un ? N’hésite pas à le lui partager 😉

4 comments

  • Justine

    Ahah, je crie tellement souvent 😀 La dernière fois je l’ai fait parce qu’un truc m’a échappé des mains et s’est pété. Saoulée, c’est sorti directe. J’ai regardé la personne qui m’accompagnait et lui ai dit: “Tu le prends pas pour toi, einh ? C’est juste mieux dehors que dedans.”

    Quant à se faire respecter par les autres sans s’oublier… Blimey Lou, toi et moi nous avons le même combat. Je fais même du kravmaga en thérapie 😉

    Récemment ma famille m’a manqué de respect. Et j’ai tellement été résiliente. Mais après un dernier effort de ma part, j’ai coupé les ponts avec tout le monde. Comme tu l’écris : “Puisque mes limites n’avaient pas été entendues, le contact devait être rompu. Point. Y avait rien à attendre, à expliquer ou à négocier. ” Point final.

    Au plaisir de te lire.
    Muxu.
    Justine.

    • Lou des Steppes (author)

      Justine, c’est marrant de te voir commenter ici. Je me souviens qu’à l’époque où je t’ai connu au lycée, je t’associais dans ma tête à “la fille qu’il faut pas faire chier” ahah ! T’avais un caractère de feu et t’hésitais pas à trancher quand on te parlait de travers ! Du coup, j’ai pas trop de mal à t’imaginer faire du kravmaga thérapeutique aujourd’hui ! Je suis curieuse d’ailleurs : qu’est-ce que ça t’as apporté comme pratique ?

  • Lorraine

    En plein dedans pour moi aussi, des prises de risques :des nouveaux challenges, de l’excitation, de la force puis redescente ,doute,stress et culpabilité.. Peur de blesser les autres, prendre trop de place …gnanani glanant, beurk
    Et puis, aujourd’hui je décide de remonter en scelle:
    ->Demain je parle à ma collègue
    ->Demain je vais crier dans la nature
    ->Après demain je parle à mon boss.
    😁
    Est ce que je vais réussir à aller jusqu’au bout? Qu’est ce que je veux vraiment ,à quel point je le veux?
    -Retrouver l’énergie créatrice- hiha

    • Lou des Steppes (author)

      Yeaaaah ! Hey mais c’est BON de lire ça ! 😀 😀 😀
      ALLLLEEEEZ LORRAIIIIIINE !!! (mode beast-cheerleader-surexcited)
      Si tu décides d’avancer malgré ta peur, peu importe le résultat derrière, t’as DÉJA gagné.
      Parce que t’es déjà mille pas plus loin qu’avant. Et t’as déjà fait preuve d’un putain de courage.

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