MERCI !

Et aussi aujourd’hui, je voulais vous remercier d’être dans l’équipage à mes côtés. 🏴‍☠️❤️

Vos mots d’amour suite à mes dernières publications me sont allés droit au cœur et m’accompagneront encore longtemps. MERCI ❤️

Vos retours m’inspirent et me donnent un fiel de ouf pour continuer à publier malgré mes propres blocages, les tristes nouvelles (j’ai appris que la chatte qui était à mes côtés avant venait de mourir) et malgré le fait que, parfois, j’ai le souffle coupé face à la violence humaine que je peux croiser (le racisme, la haine entre les humains, ça me fait le même effet qu’un coup de poing en plein cœur).

Parce que quand on rouvre grand son cœur, on peut plus se protéger autant qu’avant de l’impact émotionnel de la vie sur nous. On se prend l’intensité de pleine face, comme le vent au sommet des cimes. On avait limite oublié ce que ça faisait, de plus avoir de vitre devant. On pensait qu’on savait parce qu’on l’ouvrait, on la fermait, on la gardait un peu entrouverte, on s’ajustait..

Sauf que le cœur dehors, on peut plus s’ajuster.

On est.

Ça veut dire que dans certaines situations, on se confronte à nouveau à des émotions brutes, intenses, qui nous font reconnecter à des comportements qu’on avait enfant et qu’on pensait avoir « réglés ».

Tu sais, des trucs gênants socialement. Des trucs que t’as tellement réprimé en toi que tu t’en faisais des infections urinaires et des constipations en primaire. Ouais, tu te pissais dessus à force de te retenir en permanence, de plus savoir où te mettre, savoir où et quand c’était envisageable de te relâcher.

Où c’était ok d’exprimer ta vraie nature.

Alors quand tu reconnectes à ça, tu reconnectes aussi à de sacrés relans de honte, de peur et d’ultra-contrôle. Et beaucoup, beaucoup de tristesse non exprimée derrière, de ne pas t’être sentie accueillie dans le monde comme tu étais.

Aujourd’hui tu te sens de plus en plus en sécurité, alors cette tristesse s’évacue de toi, jour après jour, et aux larmes de peine viennent se mêler des larmes de gratitude et d’émerveillement d’en être là où tu en es aujourd’hui. Parce que oui, c’est beau, de sentir que, larme après larme, tu te libères…

(Et en même temps tu te dis que, putain, y en a du stock émotionnel à vider sur ce sujet…)

Et si j’arrive à bouger autant là-dessus, c’est parce que je suis pas toute seule dans cette aventure : y a vous et Liz, qui a dessiné la suite de la BD et nous emmène dans des couleurs de plus en plus vibrantes d’intensité 😍😍😍